APPLICATION A L’ÉTUDE D’UNE CAZETTE
Une cazette sphérique de 2 cm. d’épaisseur et de 7 em. de diamètre extérieur a été étudiée avec l'air jusqu’à 1.000° environ. La composition de la terre était :
MAPS TONI Re orne +0 Cim'en tante 0 0 DRE EE 30 Ciment tamis 200 ET 30
Le ciment était formé de la même argile de Provins et calciné
AIELOOLE
En comparant, à froid, les débits d’air et de CO? et en appelant Q, le débit visqueux et Q; le débit moléculaire, on sait que l’on a :
09% (ECO = 24 0 Air etOL KO HO MAIT):
Dans le cas présent, l'expérience a donné pour l'air un débit totahOL == 66 /#etipour le CO 01375
Onva donc’:
36,4 — Qr + Qu D TRS) — 12% Q° 0,8 Q
On en tire :
O8 HDMI 0 Of = ILE) Qx 72 — 48,1 36,4 100,0
En supposant que la répartition des types de débits entre les capillaires de la matière reste fixe avec la température, les valeurs des débits visqueux aux diverses températures seront proportionnelles aux nombres du tableau V. S'il y a passage d’une partie des capillaires à l'écoulement moléculaire, ces valeurs de Q+ seront des maxima.
En retranchant les Q, calculés aux Q: mesurés, on aura les Qx.
On a ainsi le tableau XII.
APPLICATION A L'ÉTUDE D'UNE CAZETTE Spil
MABLEAU XII
Etude d’une cazette (air)
t Omer IN ON RO OUT …
LROMESES tr. 36,4 100 51,9 48,1 48,1 DOME TES ENT ES 3229 89,2 47,8 41,4 46,4 TORRENT 27,4 75,2 | 42,4 32,8 43,5 OO RE EN 23,1 63,4 35,8 27,6 43,5 DUO EE. CE 21,0 5751 31,3 26,4 45,7 OO ee 19,9 54,7 | 28,2 26,5 48,4 SONÉE. coca 1973 53 25,8 27,2 51,3
CODE au 18,9 51,9 23,9 28,0 54
ODA En > 18,6 51,1 22,4 28,17 56 SOUMET Er eee 182 50,1 21,1 29,0 57,6 SOUS. CNET are 170) 49,4 20,0 29,4 5973 OUI RESTES 17,7 48,7 19,0 2957 60,7
Ces nombres montrent que la partie capillaire fine de la cazette fonctionne comme dans le cas «pur> étudié précédemment. Q+ décroît rapidement vers un minimum situé aux environs de 300°, puis il remonte ensuite.
Il faut remarquer que les valeurs de Q; sont des maxima et si, comme il est probable, une fraction de la matière passe du régime visqueux au régime moléculaire, cela augmente la valeur de Q, aux dépens de Q; et on peut dire qu’à 1.000°, par exemple, le rapport de Q4 à Q+ est au moins égal à 60,7. Cette proportion ne peut qu'’augmenter avec t, puisque, de toute façon, Q+ tend à se stabiliser à chaud vers le tiers de sa valeur à froid (voir tableau V) et que Qx tend à augmenter.
L'écoulement moléculaire — de caractère sélectif — esl donc le type d'échange gazeux vers lequel tend une paroi réfractaire à haute température et la présente méthode permet d'en chiffrer une limite minimum.
Au point de vue expérimental, il faut noter les points suivants :
1° Une cazette change de texture quand elle est recuite à une température supérieure à celle de la cuisson précédente. Si l’on fait deux séries d'expériences que l’on veuille comparer, il sera bon de ne pas dépasser, ni même atteindre, dans la deuxième série, la température maxima de la première.
2° Les mesures sont meilleures et plus sûres en opérant avec des températures décroissantes et en terminant par la température ambiante.
avec CO?
3° C’est à ce moment qu’on doit faire la mesure par exemple — pour discréminer Q, et Qx.
4° La confection de la cazette d’essai, sa jonction au tube étanche, sans fuite ni tressaillure, est extrêmement délicate à réa- Jiser et à maintenir et il est bon de faire deux mesures à des pressions différentes et même température, de temps à autre, pour voir s'il n'y a pas de fuite (effusion).
5° Maintenir longtemps avant la mesure un débit constant pour « laver » à fond les capillaires.
Il est curieux de constater avec quelle force s’accrochent les molécules de gaz dans les capillaires moléculaires. Par exemple, quand on a opéré avec CO?, on voit que le débit qu’on obtient ensuite avec l’air augmente lentement vers la limite qu’il doit avoir. Avec SO?, nous avons dû «laver » les tubes (2 millimètres d'épaisseur seulement) pendant plus d’une heure. On arrive aussi à un bon résultat en chauffant le tube ou la cazette tout en faisant débiter le gaz nouveau.