SCÈNE V
est une chose de première nécessité ! Mon magasin de passementerie , des fournitures à surveiller , des mémoires à régler , des chalands , de jeunes officiers qui me paient plus en cajoleries qu'en bonnes pistolet... (Montrant sa maison.) Et celle propriété, où je ne puis venir que le samedi... Comment est-elle tenue! La moitié des terres en friche !... Avec un homme, jeune, actif, intelligent, tout serait en rapport... el rien ne se trouverait en souffrance !...
NICOLE
Eh bien! prenez-en un... et que ça finisse!
Mmc JOBIN.
Ah ! c'est si vétilleux , ma chère!... on est si souvent trompé par l'apparence!... (Avec un soupir.) Je m'en souviens... Ce pauvre Jobin!... Les hommes, vois-tu, mon enfant... sans comparaison... c'est comme la passementerie. Ces belles crépines d'or et d'argent que nous vendons.... ça brille à l'œil... mais, ça ne dure pas... et au fond, c'est delà bourre de soie et da fil de coton!... (Changeant de ton.) Il \ a cependant un beau blond qui rode toujours dans la rue des Bourdonnais...
NICOLE
Eh bien!... prenez le beau blond.
Mme JOBIN
C'est qu'il y a aussi un petit commis du grenier à sel!...
Eh bien ! prenez le grenier à sel !
larose , paraissant , à Lanternick qui le suit. Là voilà !...
Mmc JOBIN.
Ah! ça... tu es bien pressée?...
larose , faisant signe à Lanternick de se cacher.
Attention , l'arrière-garde !
Àme JOBIN.
Est-ce qu'il y aurait quoique amourette !
nicole , baissant les yeux.
Ma tante...
Mme Jobin se rapproche et lui parle bas. SCENE VI.