ANNALES DE L’INSTITUT PASTEUR
' 6 semaines, on peut être satisfait de l'activité acquise par notre sérum antipesteux en si peu de temps, et il est permis d’espérer qu’après un traitement plus long, la valeur thérapeutique du sérum augmentera encore notablement.
Nous avons essayé sur des animaux l’action thérapeutique de divers autres sérums qui sont :
Le sérum normal de cheval;
Le sérum antidiphtérique de M. Roux;
Le sérum antiérysipélateux de M. Marmorek;
Le sérum antitétanique de MM. Roux et Vaillard ;
Le sérum antivenimeux de M. Calmette.
Aucun de ces sérums, injectés,à la dose de 5 à 10 centimètres cubes aux animaux, n’a pu les préserver ni les guérir de la peste.
Ces expériences sur la sérothérapie de la peste méritent donc d'être poursuivies. Si ces résultats obtenus sur des animaux continuent à être satisfaisants, il y aura lieu de tenter d’appliquer la même méthode à la prévention et au traitement de la peste chez l'homme.