‹ La peste rougeChapitre 34 sur 45 · MOIS DE MAI · texte numérisé non relu

MOIS DE MAI

;11 floréal.)

M"" Rivière, née Monnier, Anne, demeurant à Laple

(Haute-Loire).

Condamnée à mort par le tribunal criminel de Haute-Loire, comme receleuse de prêtres.

(12 floréal.)

M. Déjuge, Louis, demeurant à Montpellier (Hérault).

Condamné à mort par le tribunal criminel de l'Hérault, comme émigré.

(13 floréal.)

M. Délayant, Jacques, ex-bénédictin, demeurant à .Verdun (Meuse).

Condamné à mort par le tribunal criminel de Verdun, comme contre-révolnfionnaire.

(14 floréal.)

M. Delignv. Claude-Louis, 59 ans, né à Boutigny (Seineet-Marne).

Condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme convaincu d'avoir en/oui i/uantilé de bijoux et d'assignats.

(15 floréal. 1

M. BiEUhSAiT DE ViERVAi., Guillaume, 76 ans, né à Rocher

(Manche) , lieutenant-colonel de cavalerie, demeurant à

Paris.

Condamné à mort comme complice d'une conspirafion pour avilir la représentation nationale.

(le floréal.)

Mlle LoiSELLiER, Claude-Françoise, ouvrière en modes, née et domiciliée à Paris.

Condamnée à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris, pour avoir placardé un écrit portant ces mots : Peuple , vous qui êtes îinis, grand corps de citoyens, armez-vous donc de force et de couracje pour sauver la vie à ces innocentes victimes que l'on fait périr tous les jours, et faites finir la guillotine.

M. Lavoisier , Antoine-Laurent, ex-fermier général, âgé de 50 ans, né et domicilié à Paris, membre de la cidevant Académie des sciences, régisseur des poudres et salpêtres.

Condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice de la conspiration des fermiers généraux contre le peuple français en mettant dans te. tabac, de l'eau et des ingrédients nuisibles à la sanlé.

(17 floréal.)

M. DupujET, Henri, hk ans , né à Aix (Bouches-du- Rhône).

— Jil —

Condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme

complice d'une conspiration, dans la maison des Carmes, où il

était détenu.

(18 floréal.)

M. Dl'puis, Charles-Jean-Pierre, dit Marge, 69 ans, conseiller de la grand'chambre, au Parlement de Paris.

Condamné à mort par lo tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice d'un complot qui a existé depuis 1789 jusqu'à ce jour, contre la liberté du peuple, en protestant par des arrêtés contraires à la liberté.

(19 floréal.)

M. Pp.evot d'Arlincourt, Louis-Adrien, ex-fermier général, 50 ans, né à Évreux (Eure-et-Loir), domicilié à Paris.

Condamné à mort comme complice d'un complot contre la santé du peuple français, en mêlant de Veau au tabac.

(20 floréal.'

Mme la marquise deCrussol, néeBERTiN, Claire-Louise- Angélique, demeurant à Paris.

Condamnée à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme aristocrate.

(21 floréal.) Madame Elisabeth.

Sœur de Louis XVI, née en 1764.

Partagée entre son amour pour Dieu, pour les pauvres et pour son

frère, cette noble princesse ne connut que la piété, la charité, le dévouement et l'abnégation.

Sa vie fut celle d'une sainte.

Ses plus belles années s'écoulèrent au sein des indigents qu'elle comblait de ses bienfaits. Sa cassette suffisait à peine pour secourir les nombreuses infortunes qui lui étaient recommandées, ou qu'elle découvrait au moyen d'agents charitables, attachés à sa maison.

Ses dons s'adre,«saient à toutes les villes, à tous les villages, à toutes les religions, à toutes les opinions de la France ; personne n'était excepté de sa royale munificence. Tous les malheureux étaient ses enfants.

Plus tard, quand la tourmente révolutionnaire devint menaçante, elle s'attacha plus particulièrement à la personne de son infortuné frère, qu'elle ne voulut jamais quitter. Elle partagea les angoisses, les outrages, les malheurs, la prison du roi.

Mais un si beau modèle, un si sublime exemple, ne pouvait échapper à la vigilance des rouges, qui ne savaient protéger et récompenser que le crime.

Madame fut condamnée à mort par le tribunal révolutionnaire.

Et l'échafaud rendit à Dieu cette âme d'éhte, égarée au milieu

d'une société de maudits.

(22 floréal. I

Mlle AuBERT, Anne-Catherine, 39 ans, religieuse des Filles-St-Thomas-d'Acquin, née et domiciliée à Paris.

Condamnée à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme convaincue de complot pour fanatiser ie peuple.

(23 floréal.)

M. Lastré, Hugues, ex-comte, Ih ans, né à St-Martin (Cantal), demeurant à Lescure.

Condamné à mort comme conspiraievr.

24 floréal.)

M. Lauvray, Jean-Raimond, ex-sous-diacre, demeurant à Herny (Moselle).

Condamné à mort cnmmo émigrfi.

(25 floréal.)

M. Prévost d'Arllncourt, Charles- Adrien, 67 ans, né à Doubs (Somme) , demeurant au Mont-Valérien.

Condamné à mort comme complice d'un complot contre la santé du peuple, en mêlant de l'eau au tabac.

M. Meynier, Etienne, ex-noble, âgé de 65 ans, président du Gard, à Nîmes, y demeurant.

Condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme contre'révolutionnaire.

(27 floréal.)

Mme Bataille , Marie-Glaude-Françoise Douet , dite Francest, âgée de 60 ans, née à Strasbourg, demeurant à Paris.

Condamnée par le tribunal criminel du département de la Seine, comme convaincue d'avoir entretenu des intelligences avec les enremis de l'f^tat, et cherché à ébranler la fidélité des citoyens.

— Ui —

(28 floréal.)

M. MiLLANGE, Louis, quartier-maîti'e, trésorier du 1" corps de hussards, 45 ans, né à Valvoques.

Condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme

conspirateur.

(29 floréal.)

Mme Delaire, veuve Chassonnière, Geneviève, couturière, demeurant à Augnolles (Puy-de-Dôme).

Condamnée à mort par le tribunal criminel dudit département, comme contre-révolutionnaire.

M. Durand, Jean-François, âgé de 2k ans, gendarme à pied de la 2"^ division de l'armée du Mord.

Condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme con tre-révolulionnaire,

(1" prairial.)

M. MiLou, dit Belair, Pierre, garde des bois, 80 ans. Condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Cambrai, comme ayant porté sous son habit des boutons aux armes du ci-

deiant roi.

(2 prairial.)

M. MoNiÉ, Sébastien, prêtre, demeurant à Mourmoio (Vaucluse).

Condamné à mort par le tribnnal criminel dudit département, comme réfractaire.

(3 prairial.)

Mme Baujac, née Audier, Marguerite, domiciliée à Solignac (Haute-Loire).

Condamnée à mort pour recel de prctres.

iU prairial.)

M. Michel, dit Ethenot, Pierre, tailleur, sergent au cidevant régiment d'Austrasie, demeurant à Toul (Meurlhe).

Condamné à mort par la commission militaire de Bruxelles ,

(5 prairial.)

M. MiLCENT, Claude-Louis-Michel, créole, âgé de 54 ans, né à St-Domingue.

Condamné à mort pour avoir fait tine fausiC déposition ; mais Robespierre avait juré sa perte.

(6 prairial.)

M. Prudhomme, Pierre, marchand de poisson, 48 ans,

domicilié à Paris.

Condamné à mort pour avoir crié: Vive le roi ! vive la reine.'

vive safamillel

(7 prairial.)

Mme M.\THiEU, femme Vigxkiion, Catherine, rentière, âgée de 51 ans, née à Nancy,

Condamnée à mort comme aijant entretenu des correspondances avec le nommé Vigneron^ émigré.

(8 prairia.l)

M. BiNET, Augustin, 27 ans, coupeur de velours, né et domicilié à Amiens.

Condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris, pour avoir crié : Vive le roi ! vive la reine .'

(9 prairial.)

M. Allemand , Jean-Baptiste , demeurant à Bédouin (Vaucluse).

Condamné à mort par la commission populaire d'Orange , comme prêtre insermenté.

(10 prairial.)

Mme Minet , Elisabeth , couturière , 46 ans , née à Lagrandville (Ardennes).

Condamnée à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme conspiralrice., voyageant sans passeport.

' (H prairial.)

M. Lecoq, Pierre-Joseph, âgé de 60 ans, e\-curé, né à

Querqueville (Manche).

Condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme conspirateur, en disant: que la Convention était composée de gredms, et que, avant peu, les émigrés entreraient dans Paris.

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