COMME QUOI JE SUS 1)A^S LE VRAI
Post-Face.
Nous savons tous comment se fabriquent les i-évolutions :
Quand les ambitieux d'une opposition qui ne demande qu'à fondre au contact de quelque portefeuille voient le Pouvoir embarrassé, c'est l'iieure : ils sèment la calomnie; ils crient à la violation de la Constitution ou de la Charte; ils mentent au peuple, ils se mentent à eux-mêmes ; mais qu'importe ! — Les masses se remuent ! les pavés se soulèvent ! — et, en un tour de main, le gouvernement est renversé.
Alors, ils pèchent en eau trouble ; Jacques Honhomme paie les pott cafisés; au lieu d'un maître, nous en avons cent...., et nous sommes libres!
Voilà l'histoire de toutes les révolutions.
Henri Leroy de Keraniou.
Croyez-vous donc que les révolutions se fassent en disant le mot pour lequel elles se font ? Non : on s'empare de toutes les circonstances qui peuvent émouvoir l'opinion publique, et, à l'aide d'un coup de main, on renverse le
gouvernement
Ledru-Rollin.
La lihrrfr. est une prostituée qui ne vend ses faveurs
que sur des matelas de cadavres.
Mirabeau.
Il n'y a qu'un sot qui puisse croire à Vé.jalité.
COLLOT d'HeRBOIS.
En vain les équarrJsseurs de chair humaine diront que, dans leur fabrique de pourriture et de sang, ils tirent d'habiles ingrédients des carcasses industriellement pilées -, ces manufacturiers de cadavres auront beau broyer la mort, ils n'en feront jamais sortir un germe de liberté , un grain de vertu, une étincelle de génie.
Chateaubriand.
La Terreur n'a produit aucun bien. Ce régime abominable n'a point, comme on l'a dit, préparé le peuple à la liberté ; il l'a préparé à subir un joug quelconque ; il a courbé les tètes, mais en dégradant les esprits, en flétrissant les cœurs
Benjamin Constant.
Le communisme ! il supprime pour subsister tant de mots, tant d'idées, tant de faits, que les sujets formés par ses soins n'auront plus besoin de penser, de parler, ni d'agir. Ce seront des huîtres attachées côte à côte, sans activité ni sentiment, sur le rocher... de la fraternité. — Quelle philosophie intelligente et progi'essive (juc le corn-
munisme 1 Loin de moi, communisme! votre présence
m'est mie puanteur, et votre vue me dégoûte
P.-J. Proudhon.
Passons vite sur les constitutions des fouriéristes et autres prostitués , triste illusion d'un socialisme abject!
dernier rêve de la crapule en délire !
P.-J. Proudhon.
Quant aux faits et gestes du socialisme, i^ renonce à vous en entretenir ; la tâche serait au-dessus de ma patience, et ce serait dévoiler trop de mystères , trop de turpitudes ! Comme homme de réalisation et de progrès, je répudie, de toutes mes forces le socialisme, vide d'idées, impuissant, immoral, propre, seulement à faire des dupes et des, escrocs! N'est-ce pas ainsi qu'il se montre depuis vingt |ins, annonçant la science et ne résolvant aupyne difficulté,; promettant au monde le bonheur et la richesse, et lui-même
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ne subsistant que d'aumônes,. et dévorant, sans, rien produire, d'immenses capitaux J , , ,, -,
Pour mcji, je le uéçlare. en présence; de xçt^^, propagande souterraine, en présence dé ce sensualisme éhonlé, de cette littératurci fangeuse,. de cette, m,endicité sans, frein, de cette hébétude d esprit et de cœur qui commence à gagner u'i'iV'pârtie des travailleurs, je suis pur des infamies
socialistes. ..... ...
ii.ij./r.i'j/'j 1 j'jc;n(|'jai^jl <niun)[ JuoJ ^^^':^J''^RÔÙl)Hoii!'' liii "liii'jVit^n •iiioq ,ii;|) ><"lid(;("l r'/,-.) Uu- ■' .■<j\: i'I lil '>!>
Le socialisme, c'est une vieille et sanglante guenille mal retournée; de la contrefaçon niaisement et pauvrement faite ; rien de plus, rien de moins.
Alexis Trouessart.
Les prétendus amis du peuple l'exploitent plus que les autres encore ; — leurs plaintes niaises, fausses et hypocrites, sur la misère du peuple n'ont pour but et pour résultat que d'exciter ce lion endormi et de le lancer contre les hommes qui gênent leur ambition et leur avidité. — Puis, quand il leur aura rendu ce service, ils profiteront de ce qu'il aura été blessé pour le remuseler plus fort qu'il n'était.
Le peuple n'est qu'un prétexte et un moyen.
Mais qu'ont donné jusqu'ici au peuple ses prétendus amis?
Ils l'ont enivré de paroles bruyantes ;
Ils l'ont traîné sur les places publiques ;
Ils l'ont mené à la mort, à la prison.
En se tenant eux-mêmes à l'écart, prêts également à se saisir du butin si le peuple est vainqueur, et s'il est vaincu à le renier lâchement.
Voilà ce qu'ont fait les amis du peuple pour le peuple.
Alphonse Karr.
Ceux qui méritent à tout jamais le mépris et l'exécration de la France, ce sont ces habiles qui, pour parvenir au
pouvoir et se le partager, ont dit un jour au peuple : Tu es souverain!
Honte , malheur à ceux - là ! — car ce sont eux qui nous précipitent vers un avenir si effrayant, qu'on ose à peine y jeter les yeux.
Malheur à ceux-là, bien fous ou bien méchants, qui, avec quelques mots vides et retentissants, le progrès, les lumières, la régénération, ont jeté en France, en Europe,
les germes d'une épouvantable anarchie!
Eugène Sue.
Dans toute l'histoire, les hommes se sont presque toujours égorgés au nom de la fraternité ; ils se sont détroussés au nom de la communauté, et se sont toujours subjugués au nom de la liberté
Toute révolution, loin d'être l'œuvre de Dieu, n'est
qu'un mal produit par l'ignorance et l'orgueil des hommes.
Toute révolution, loin de favoriser le progrès, le tue, ou
du moins le recule pour quelque temps. Toute révolution,
enfin, est une perte de temps.
Alexandke Weill.
il n'est pas bon de proclamer des principes, même les
plus justes, avant d'avoir longuement préparé le peuple à
en recevoir l'application.
Lafayette.
Vouloir appauvrir les riches pour enrichir les pauvres, c'est tuer la poule pour avoir les œufs d'or. — Vouloir ex-
citer l'ouvrier contre le bourgeois, c'est enrôler des poussins pour abattre les coqs. — Tout ouvrier est de la graine de bourgeois.
Alexandre Weill.
Nous croyons à l'autorité aussi fermement que nous croyons au talent.
Comme le talent, l'autorité est d'essence divine... Nul ne porte plus haut que nous le respect de l'autorité.
Emile de Girardin.
Et on prétend que M. Emile de Girardin demande V abolition de l'avtoritél
A bon entendeur, salut !
ROMULLE.
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