‹ La Petite Dorrit roman anglaisChapitre 16 sur 42 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Renfermant toute 1* théorie de l'art de gouverner.

Notis n'apprendrons rien à personne en disant que le ministère des Circonlocutions est le plus important des ministères. Tout le monde sait cela. Nulle affaire publique , de quelque nature qu'elle soit, ne peut, sous aucun prétexte, faire un pas sans le consentement du ministère des Circonlocutions. Il faut toujours qu'il mette la main à la pâte dans les affaires publiques , soit qu'il s'agisse d'une énorme brioche ou d'un petit gâteau. Il est également impossible de faire l'acte le plus légal ou de redresser le tort le plus évident sans la permission expresse du ministère des Circonlocutions. Si on découvre jamais une seconde conspiration des poudres, trente minutes avant l'heure fixée pour mettre le feu à la mèche , personne ne se croira autorisé à empêcher le parlement de sauter, avant que le ministère des Circonlocutions ait nommé une vingtaine de commissions , expédié un boisseau de notes , plusieurs sacs de rapports officiels , et une correspondance peu grammaticale, mais assez volumineuse pour remplir un tombeau de famille.

Cette glorieuse administration a commencé à fonctionner dès que Tunique et sublime principe qui renferme, pour ainsi dire, -tout l'art de gouverner un peuple, a été clairement révélé aux hommes d'État. Elle a été la première à étudier cette brillante révélation et à en appliquer la salutaire influence à tout l'engrenage des procédés officiels. S'agit-il de faire quelque chose, le ministère des Circonlocutions l'emporte sur toutes les administrations publiques dans l'art de reconnaître comment il faut s'y prendre.... pour ne

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