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La "Petite Fleur" du Carmel

« Thérèse de l’Enfant-Jésus », nom de prédilection qui rappelle la vie d’un ange sur la terre ; nom de pureté et d’amour qui exprime la délicatesse de la fidélité et l’ardeur de la charité ; nom plein de charme et de douceur d’où s’exhalent des parfums d’amabilité.

Nom de paix et de sérénité qui console et réconforte dans l’exil ; nom de gloire et de triomphe qui réjouit les élus dans la Patrie.

Tous les échos le répètent, toutes les bouches le prononcent, tous les cœurs l'invoquent, toutes les âmes le chantent comme un refrain de pureté et un soupir d’amour.

Les petits enfants le prononcent en souriant et les vieillards en espérant. Les cœurs endoloris le répètent pour se consoler, les âmes tentées pour se fortifier, les pécheurs pour se faire pardonner, les justes «pour se sanctifier.

Son nom met des sourires sur les lèvres, de l’épanouissement dans les cœurs, de la confiance et de l’amour dans les âmes.

Quand on le prononce, on se sent attiré vers cette humble fleur du Carmel et on en savoure les parfums. Quand on le redit avec foi et piété, on éprouve un nouvel élan vers la vertu et la sainteté. Quand on l’invoque avec confiance, on est sur d’ètre exaucé. Quand on le chante avec amour et tendresse, on goûte de célestes suavités.

Jésus a déposé dans le seul nom de sa jeune bien-aimée une douceur incomparable et un attrait plein de charmes.

Thérèse, nom prédestiné que porta la vierge d’Avila et qui évoque des ardeurs séraphiques et des contemplations extatiques.

Jésus , nom divin qui auréole tous ceux qui le portent et les consacre davantage ses prédestinés. Enfant Jésus , douceur et sourire des premières années du Fils de Marie, qui indique le caractère de la simplicité et la tendre dévotion de la petite vierge du Carmel.

Thérèse de V Enfant-Jésus, nom expressif qui établit des relations intimes entre Thérèse et Jésus Enfant ; relations qui les livrent l’un à l’autre et les confondent dans un même amour. Thérèse est à Jésus et Jésus est à Thérèse. Thérèse a pris racine en Jésus et s’est épanouie dans son Cœur ; Jésus a ravi Thérèse et l’a cachée dans son sein.

Petite fleur du Paradis, Thérèse a été arrosée par les tendresses divines de Jésus qui en a fait ici-bas sa bien-aimée et là-haut l’a préposée au parterre embaumé d’où elle cueille sans cesse des roses pour en parsemer la terre des exilés.

Bienheureuse Thérèse de V Bnf ant- Jésus t que votre nom est doux et suave !

Qu’il me parle du ciel et m’attire vers Jésus !

A vous prononcer, je suis plus pur et plus embrasé.

A vous honorer, je mets ma joie et ma piété.

A vous invoquer, je vois croître ma confiance * et ma fidélité.

A vous imiter,

je me sens porté vers la sainteté.

A vous aimer, je retrouve en vous Jésus votre Bien-Aimé.

M. E. de la Croix.

At«c permission de l'Ordinaire.

Tous droits de traduction et de reproduction réserves.

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La douz., 0. 80 ; étr., 0. 85 — Le cent, 5 fr. ; étranger, 5.10 — Le mille, 45 fr. ; étr., 40 fr.

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Thérèse de l’Enfant-Jésus ançe de pureté

Le plus beau joyau qui brille à la couronne de la Bienheureuse Thérèse de l’Enfant-Jésus est la pureté. Son àme est limpide comme un cristal et elle reflète les purs rayons de la divine sainteté.

Candide colombe, elle n’a fait que passer sur la terre ; et tout en voltigeant au milieu des misères d'ici-bas, elle a su se préserver des souillures qui auraient terni sa blancheur.

Habituée à vivre en compagnie de l’aigle divin, elle l’a suivi dans ses célestes envolées, loin du monde et près du ciel ; elle s’est élancée dans les nues, pour mieux fuir le danger et jouir plus paisiblement de son Bien-Aimé. De là, elle a pris son vol vers l’éternité, emportée dans les serres divines de Jésus, l’éternel ravisseur des cœurs.

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Semblable à ces météores qui descendent du ciel, sillonnent le firmament et disparaissent aussitôt, ne laissant qu’une vision momentanée de leur brillant éclat, Thérèse est apparue comme un ange égaré sur la terre, qui s’y trouve exilé, y rayonne un instant, puis bien vite remonte au séjour de l’éternel amour.

Dès l’aurore de sa vie, Jésus avait fasciné son âme, et depuis elle n’en a jamais plus détaché ses regards. Son cœur a établi en Lui sa demeure ; et pour mieux mépriser toutes les joies sensibles de ce monde, elle a soupiré, dès ses jeunes années, après le bonheur d’aller ensevelir sa vie dans le cloître. N’aspirant qu’à aimer Celui auquel elle s’était consacrée sans retour, elle a dit

un éternel adieu au monde, dont elle redoutait les dangers et la perversité, et, libre de toutes les affections terrestres, elle a bu à satiété à la coupe des ivresses divines.

Pour plaire à son Bien-Aimé, elle s’est appliquée à se purifier toujours davantage. Pour Lui ressembler, elle s’est faite enfant et elle en a eu la candeur. Pour L’aimer plus parfaitement, elle a puisé dans sa pureté angélique le secret des ardeurs divines. Pour s’unir à Lui plus étroitement, elle s’est dégagée des moindres attaches, s’est livrée sans réserve à l’amour miséricordieux et s’est constituée la victime du bon plaisir divin.

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Maître de sa proie d’amour, Jésus n’a plus mis de bornes à ses largesses. Il a inondé sa bien-aimée des flots de sa divine pureté et 11 en a fait comme un prisme éclatant dont chaque facette reflète sa beauté et sa sainteté.

A regarder la « petite Thérèse », on se sent porté à une plus grande pureté. A lire sa vie, on assiste à une école de candeur et de simplicité. A voir ses héroïques vertus, on éprouve le désir de se purifier pour mieux l’aimer et l’imiter.

Bienheureuse Thérèse de l'Enfant- Jésus, votre vie tout entière me parle de pureté,

d’amour et de sainteté.

La pureté vous a appris à aimer

et l’amour vous a sanctifiée.

Rendez-moi pur, pour vous ressembler.

Donnez-moi part à votre amour, pour apprendre à me sacrifier.

Aidez-moi à me sanctifier, pour jouir éternellement avec vous de Jésus votre Bien-Aimé.

7*7. E. de là Croix.

Avec permission de l'Ordinaire Tous droits de traduction et de reproduction reserves

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Maikon du Hon-Pakteur, t tS. Ild l,**re*lre. l’arl»

Thérèse de l’Enfant-Jésus séraphin d’amour

Le nom de Thérèse de l’Enfant- Jésus parle autant d’amour que de pureté. Parce qu’elle a été très pure, elle a beaucoup aimé ; parce qu’elle a beaucoup aimé, elle a été un ange de pureté.

Faite pour ressembler à Jésus, elle a marché sur ses traces dans l’innocence et la simplicité. Appelée en bas âge à s’unir à son Bien-Aimé, elle a brûlé des feux de son unique amour.

Consacrée par vocation sa vierge et son épouse, elle s’est épuisée dans les ardeurs de ses tendresses divines. Consumée par le désir de la possession éternelle de son Dieu, elle a pris son essor vers le ciel dans un acte d'amour commencé dans l’exil et continué sans fin dans la Patrie.

L'amour a été le cachet de sa vie et le secret de sa sainteté précoce. Elle s’est vouée à l’amour et elle en a été vivifiée. L’amour l’a aidée à vivre et l’amour l’a fait mourir. De Madeleine le Sauveur a dit « qu’il lui avait été beaucoup pardonné parce qu elle avait beaucoup aimé»; de Thérèse il est dit qu’elle est ?‘estée pure, parce que l’amour l'a préservée.

L’àme limpide et le cœur embrasé de charité divine, elle a chanté sur la lyre de l'ammir le bonheur incomparable d’appartenir à Jésus et de ne vivre que pour Lui, les souffrances qui puriüent et les vertus qui sanctifient, l’innocence qui épanouit et le repentir qui pacifie, la miséricorde qui pardonne et la confiance qui s’abandonne.

Havie par les beautés de son divin Bien- Aimé, elle a goûté des joies angéliques et

éprouvé des ardeurs séraphiques. Son âme a distillé l’amour et en a embaumé sa vie. A la voir sourire, on sent qu’elle est heureuse ; à l’entendre parler, on reconnaît les accents enflammés de Celui qui l’inspire ; à la voir vivre, on a l’impression que l’amour lui donne des ailes pour voler vers la perfection ; à la regarder mourir, on est porté à reconnaître en elle un séraphin qui retourne dans la Patrie.

A son frère spirituel, missionnaire en Chine, elle ne demande qu’une chose : de prier pour qu’elle aime et fasse aimer Jésus. « Mon Dieu, je vous aime », c’est le dernier cri du cœur et le suprême chant d’amour qu’exhale cette âme virginale s’élançant dans le sein de son Bien-Aimé.

Jésus l’avait choisie pour en être angéliquement aimé. Lui qui parcourt le monde pour multiplier des brasiers d’amour divin, il alluma dans l’âme de Thérèse un immense incendie qui l’envahit rapidement et dont les étincelles ne cesseront de faire naître dans les âmes les mêmes feux d’amour qui ont consumé la sienne.

Bienheureuse Thérèse de T Enfant-Jésus, o vous qui de l’amour divin avez ici-bas connu les charmes et êtes là-haut éternellement inondée, embrasez nos coeurs et apprenez-nous à vivre et à mourir d’amour, comme vous.

Dans la corolle de roses que vous faites pleuvoir sur la terre, déposez quelques-unes de vos ardeurs

divines ;

et qu’en respirant vos célestes parfums nous soyons enivrés des joies pures de la vertu et des ineffables suavités de l’amour de Jésus votre Bien-Aimé.

7&7. E. de /a Croix .

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lluiton du Itnn.Pükteur, * t H, Itd l*ereire. Périt

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Thérèse de l’Enfant-Jésus modèle de simplicité

Thérèse de l’Enfant-Jésus était trop pure pour ne point rechercher Jésus et ne point Le trouver aussitôt ; elle était trop aimante, pour ne point soupirer après Jésus et ne point vouloir s’unir étroitement à Lui.

Jésus l’avait ravie dès l’aurore de sa vie. Elle ne connut point d’autre amour et ignora toujours les détours et les complications à son service. Elle Le savait bon, et elle alla droit à Lui.

Elle L'avait entrevu tout brûlant d’amour, et elle L’aima sans mesure. Elle L’avait vu se donner et se révéler à son àme, et elle se livra à Lui. Connaissant sa petitesse, elle voulut rester petite ; sachant combien Jésus aime les petits et les humbles, elle mit son bonheur à s’oublier et à disparaître pour ne voir et ne penser qu’à Jésus son divin Epoux.

Comme l’enfant va à sa mère, elle se jeta dans les bras de Jésus et se reposa sur son Cœur. Comme une petite sœur aimée, elle fit de Jésus son a petit frère ». Comme un tendre agnelet, elle chercha à ressembler à Jésus son doux Agneau.

Uniquement préoccupée de Celui qui remplissait son cœur, elle s’étudia en tout à Lui plaire et à Le réjouir, se faisant dans ses mains son « petit jouet » et dormant sur son sein pour Le caresser de plus près.

Ignorant les formules empruntées et les longs discours, elle disait simplement à Jésus qu’elle L’aimait et elle le Lui prouvait. Quand elle priait, elle parlait à Jésus avec son cœur. Quand elle travaillait, elle L’associait à ses travaux. Quand elle souffrait, elle déposait

tout bonnement une partie de sa croix sur ses épaules, pour qu’il la portât avec elle. Quand elle intercédait pour les pécheurs, elle ne craignait pas d'oser imposer à la miséricorde de Jésus des pardons que sa confiance Lui arrachait. Quand l’amour la rendait haletante de s’unir à son Bien-Aimé, elle s’élançait tendrement vers Lui comme si elle avait des droits absolus à demeurer dans son Cœur.

La voie qu’a suivie Thérèse pour aller au ciel a été une voie d’innocence et de simplicité ; toute sa spiritualité a porté le cachet d’enfance spirituelle ; elle n’a fait que des choses ordinaires, mais elle les a faites saintement. Sa « petite voie » l’a conduite au sommet de la perfection, parce qu’elle y a cheminé avec Jésus et qu’elle s’y est laissée inspirer et conduire par Lui.

Jésus a grandi sa vierge, mais Thérèse est restée petite. Il a regardé la bassesse de sa servante, et son Eglise l’a solennellement béatifiée. Thérèse la « Bienheureuse » et la « petite Thérèse », comme l’appelle lui-même le Pape Pie XI, restera pour les petites âmes un modèle accompli pour plaire au Seigneur et être grandes à ses yeux.

Bienheureuse Thérèse de l' Enfant-Jésus, si grande dans votre petitesse et si admirable dans votre simplicité, révélez-moi

le secret de faire de grandes choses en accomplissant mes devoirs journaliers.

Comme vous je veux rester petit mais pratiquer fidèlement toutes les vertus.

Comme vous je ne veux vivre ici-bas que de la vie des anges et ne point mettre de bornes à mon amour

pour Jésus votre Bien-Aimé.

!*l. E. de la Croix.

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liaison Sa Boa-Paitoar, 9 9 H . BS Poreiro. Paris

Thérèse de FEnfant-jésus vierge fidèle

L’auréole des vierges qui illumine le front de Thérèse de l’Enfant-Jésus brille d'une douce clarté comme la pureté de son âme et l’ardeur de son amour.

Thérèse n’a toujours appartenu qu’à son Bien-Aimé; elle n’a aimé que Lui et elle s’est consumée pour Lui. A peine eut-elle entrevu le monde, qu’elle ne voulut point le connaître davantage et lui refusa son cœur.

Une autre beauté l’attirait, une autre voix la charmait, un autre amour la captivait.

Du ciel lui venait un appel plein de tendresse ; et elle ferma l’oreille aux bruits * terrestres pour le mieux entendre. Dans le rayonnement divin qui s’échappait du foyer de l’éternelle charité, elle aperçut Jésus qui lui ouvrait son Cœur; et elle alla s’y blottir pour n’en plus jamais sortir. Gagnée pour toujours à la vie d’amour et de sacrifice qui devait l’unir si étroitement à son divin Maître, elle n’eut plus de repos qu’elle ne fût ensevelie dans le silence et la solitude du cloître.

Son âge étant un obstacle à son entrée, elle demanda au Pape de lui en accorder la faveur. Comme la colombe qui à tire d’ailes s’envole dans son nid, la a petite reine » quitta le toit paternel et vint se cacher dans le creux de la pierre pour ne plus goûter que les charmes de la conversation et de la compagnie de Jésus son divin Epoux.

Uniquement préoccupée de Lui plaire et dévorée du zèle de sa gloire, elle résolut d’établir en elle le royaume de Jésus. Elle

Lui «leva un trône étincelant de toutes les vertus, elle Lui mit au front un diadème composé de ses pénitences et de ses sacrifices, et elle empourpra son Coeur des ardeurs de son virginal amour. Pour attirer ses regards, elle se fit petite et revêtit son àme des charmes de l’enfance. Pour Le réjouir, elle chanta sur la harpe de son coeur de douces et angéliques mélodies. Pour Le mieux ravir, elle s’enchaîna à ses pieds afin de Le contempler sans cesse et de brûler du même amour dont elle était aimée.

Thérèse n’ouvrait les yeux que pour regarder le ciel ; elle ne permettait à son coeur de battre que pour Jésus ; elle ne vivait que pour Lui ressembler ; elle ne souffrait que pour Le consoler ; elle n’avait de désir que pour Le voir aimé ; elle n’aspirait à mourir que pour Le posséder.

Jésus ne faisait qu’un avec sa petite vierge du Carmel. Sa pureté Le ravissait, et II n'avsit point pour elle de secret. Sa fidélité Le touchait, et II s’empressait de la récompenser par des grâces nouvelles. Son amour L’attirait, et II la comblait de tendresses inouïes.

L heure de l’union éternelle ayant sonné, Jésus emporta dans son sein sa vierge fidèle et l’introduisit dans la phalange virginale qui entoure son trône dans la Patrie.

Bienheureuse Thérèse de T Enfant-Jésus, ô vous qui avez volontairement ignoré

le monde

et n’avez connu que Jésus, son service et son amour, obtenez-moi de ne rechercher que les biens éternels, de mettre mon bonheur dans la fidélité au devoir, de travailler courageusement à me sanctifier et de ne m’attacher qu’à Jésus votre Bien-Aimé.

W. E. de la Croix.

Avec permission de l’Ordinaire Tous droits de traduction et de reproduction resert'és.

I*ri*. franco du pr*j»rn( feuillet :

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Thérèse de l’Enfant-Jésus épouse de Jésus Crucifié

Il y a tant de candeur et de grâce enfantines en Thérèse de l’Enfant-Jésus, qu’on serait tenté de croire qu’elle n’a pas connu ou

très peu la souffrance. Sans doute, cette âme virginale, baignée dans les douces joies de l'amour divin, s’est épanouie comme un lys au milieu des épines, comme une rose pleine de fraîcheur et de beauté ; mais si la tendresse qu’elle avait pour Jésus lui a fait porter

joyeusement ses croix, elle n’en a pas été dépourvue et, à l’exemple de son Maître, elle a gravi son calvaire avant de parvenir à la gloire.

Lorsque Jésus se montra à elle et l’attira sur son Cœur, Il se révéla comme un Epoux couronné d’épines, et II lui fit comprendre qu’ici-bas il n’y a pas d’amour sans souffrance et que la douleur est le partage de tous ceux qui veulent L’aimer et Le suivre.

Et Thérèse embrassa la croix avec transport et s’y crucifia avec Jésus son Bien-Aimé. Elle y enchaîna son cœur et elle devint passionnée de souffrance autant que d’amour.

Pour Jésus elle sacrifia les pures joies de la famille et se revêtit de la robe de bure. Elle perdit sa liberté pour se faire esclave d’amour dans l'austérité d’une vie cloîtrée. Elle y connut les sacrifices de la vie de communauté, les rigueurs de la pénitence, les soullrances de la maladie, et surtout les épreuves et les douleurs «pie Jésus réserve aux âmes qu’il appelle à une haute sainteté.

Chaque ascension dans la perfection lui conta des larmes et du sang. A mesure qu’elle

s’identifiait avec son divin Epoux, elle partageait plus abondamment ses douleurs et ses immolations. Il aurait fallu pénétrer dans son âme pour connaître les souffrances intimes et les profondes destructions qu’y opéra son amour pendant ses années passées au Carmel. On ne peut atteindre si haut dans la vertu, sans avoir enduré dans son âme un véritable martyre de renoncement et d’abnégation.

C’est là un des caractères admirables de cette vierge victime, d’avoir conservé toute la fraîcheur de la jeunesse au milieu des continuels crucifiements de la nature et des héroïques sacrifices de la sainteté. Son amour lui a fait prendre les souffrances pour des joies et accueillir avec des sourires toutes les peines de la vie. Avant de répandre une pluie de roses, elle en avait arraché toutes les épines pour s’en faire elle-même un diadème et ressembler ainsi à son Epoux.

11 n’y a pas une douleur de son Bien-Aimé qu’elle n’ait voulu partager. Elle s’est faite petite pour être prise dans ses bras et essuyer plus facilement ses larmes. Elle a

chanté son amour, comme pour endormir ses douleurs. Elle s’est plu à Lui sourire pour Lui faire oublier ses peines. Elle a mis son cœur dans le sien, pour les baigner tous deux dans la meme souffrance: et elle est morte d’amour sur la croix où avait expiré Jésus son doux Agneau.

Bienheureuse Thérèse de l'Enfant- Jésus, que la souffrance autant que l’amour a consacrée la vierge et l’épouse de Jésus le divin Crucifié, je veux marcher à votre suite dans la voie des renoncements et des sacrifices, pour, à mon tour, faire sourire et consoler

Jésus votre Bien-Aimé.

7*1. E. de la Croix.

Avec permission de l’Ordinaire.

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l’ri» franco du présent feuillet t

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liaison du lloa.|>n»t(<ur, SIEN. Itd ■•éreire. I*uriw

Thérèse de l’Enfant-Jésus apôtre de l’amour miséricordieux

Lorsque Jésus se révéla à Thérèse de l’Enfant-Jésus, Il l’invita à habiter dans son Cœur. Douce comme un agneau et pure comme un ange, elle entra dans ce sanctuaire sacro-saint et y trouva le lieu de son repos.

Plus rien de terrestre ne venant la distraire de ses doux colloques avec Jésus son tendre Epoux, elle goûta dans son intimité

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des joies d’une suavité toute divine. Ne détachant point ses regards de l’objet de son amour, elle gravait ses traits adorables dans son esprit. Eprise d'une passion divine pour son unique -Bien-Aimé, elle pénétrait dans les profondeurs de son Cœur et en savourait les ineffables tendresses.

Elle comprit combien Jésus est bon et pétri de miséricorde. Elle entendit ses appels réitérés à la paix et à la confiance. Elle sentit son Cœur s’émouvoir à la vue des pécheurs et elle en vit sortir des flots de grâces pour les convertir et leur pardonner. Elle remarqua avec quelle compassion 11 considère les misères humaines, avec quelle bonté 11 accueille les prières des âmes confiantes et avec quel empressement II vole à leur secours.

Ne pouvant résister à tant de condescendance et dé bonté, elle s’abandonna sans réserve et devint en toute vérité la proie de l’amour divin. Elle aima Jésus sans ombre et sans retour. Sa petitesse et sa misère lui devinrent un motif de plus de recourir à Lui. Lorsqu'elle était trop lasse, elle s'appuyait sur Lui ; lorsque le travail de la perfection devenait plus ardu, elle puisait har-

(liment dans son sein les grâces qu’il mettait à sa disposition ; lorsque la lutte épuisait ses forces, elle allait les refaire en se reposant et dormant dans son Cœur.

Sachant que son amour seul L’avait porté à la tant combler, à la préserver du mal, à l’éloigner du danger, à l’appeler à la virginité et à la consacrer son épouse privilégiée, elle ne voulut plus connaître d’autre voie pour aller à Lui que l’amour, d’autre joie que celle de L’aimer, d’autre demeure que le ciel de son Cœur.

Convaincue que Jésus ne cesserait jamais de l’aimer, elle se plut à Lui exposer sa faiblesse et ses besoins, afin qu’il usât envers elle de plus de compassion et de miséricorde. Avec ses propres misères elle présenta celles de tous les pécheurs et elle s’offrit en victime à l’amour miséricordieux pour satisfaire son immense désir d’amour et de réparation.

Depuis lors la vierge du Carmel a ouvert une voie lumineuse de confiance et d’abandon à toutes les âmes qui croient et qui espèrent ; à celles qui persévèrent dans la vertu, afin d’y faire de nouveaux progrès ;

h celles qui gémissent de leur faiblesse et de leurs défaillances, afin de les surmonter ; à celles qu’accable le souvenir de leurs fautes, afin de se confier à la miséricorde; à celles que la vie d’amour unit plus étroitement à Jésus, afin de se livrer et de s’abandonner totalement à Lui.

Bienheureuse Thérèse de l'Enfant- Jésus, vous que le ciel a suscitée pour apprendre aux âmes à vivre de confiance et à s’abandonner à l’amour miséricordieux, faites -moi croître sans cesse dans la connaissance éclairée, la confiance filiale et l’abandon amoureux a Jésus votre Bien-Aimé.

M. E. de la Croix.

Avec permission de l’Ordinaire.

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I*ri* franco du preicnt feuillet i

La douz, 0.80 ; ctr., 0.85 — Le cent, 5 fr. ; étranger. 5.10 — Le mille, 45 fr. ; étr., 4(J fr.

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Maiiion du lion- l'aitaur, S 9 8, ftd f*éroire. Caria

Thérèse de l’Enfant-Jésus amante de l’Eucharistie

Lorsque l’angélique Thérèse de l’Enfant-Jésus regarda le ciel pour la première fois, un irrésistible attrait l’entraînait vers les hauteurs ; elle comprit que le ciel était sa patrie et elle eût voulu déjà s’y envoler. Mais bientôt les mômes rayonnements célestes, dans lesquels elle avait contemplé les beautés ineffables du Jésus qui avait ravi son cœur, éclairèrent l’Eucharistie et lui révélèrent la présence adorable de son divin Epoux.

Son âme alors s'épanouit comme la rose sous les rayons du soleil. Elle s’empourpra d'amour et ne cessa d'exhaler ses parfums pour réjouir son cher Solitaire.

Mêlée aux anges du sanctuaire, elle empruntait leur pureté pour s’en revêtir, elle unissait ses adorations aux leurs et chantait dans son coeur les marnes chants de louante et d’amour qu'ils font entendre sur leurs Ivres angéliques.

Impressionnée par le silence du sanctuaire, mystérieusement touchée de la solitude à laquelle se condamne le Prisonnier du Tabernacle, elle soupira après le bonheur de Lui tenir compagnie, se sépara du monde et vint monter la garde à la porte de sa Prison d amour.

Qui dira la douceur des divins colloques qui s’établirent dès lors entre Jésus et sa fidèle servante! Comme Jésus dût être tendre, et comme Thérèse dût être heureuse! Ils se recherchaient sans cesse tous deux et se trouvaient toujours. Ils habitaient l'un dans l'autre, Jésus en Thérèse pour lui sourire et Thérèse en Jésus pour Le consoler. Ils partageaient leurs joies et leurs peines et

se confondaient dans un mutuel amour qui faisait leur commun bonheur.

Ravie par les charmes inexprimables de l'intimité avec son divin Bien-Aimé, la petite vierge du Carmel coulait des jours du ciel sur la terre; et Jésus, « son petit frère », touché de ses angéliques tendresses, remplissait son àme des suavités du Paradis.

Pour Thérèse seule Jésus eût institué l’Eucharistie ; pour trouver son Jésus au Très Saint Sacrement, Thérèse eût parcouru le monde et gravi tous les calvaires.

Lorsque Jésus-Eucharistie voulait sourire, Il regardait sa petite Thérèse : et lorsqu’il désirait être consolé, Il entrait dans son cœur. Son bonheur était d’échanger la froideur de son Tabernacle contre les ardeurs de l’âme de sa bien-aimée ; Il se plaisait à reposer en elle et à y savourer les tendresses que son amour y avait déposées.

A son tour, lorsque Thérèse voulait oublier son exil, elle regardait le Tabernacle et y enfermait son cœur ; lorsque la route se faisait plus longue et le fardeau plus pesant, elle accourait à Celui qui s'était fait au Sacre-

ment son compagnon et son guide ; lorsque 1 amour creusait en son âme des abîmes qu’elle était impuissante à combler, elle aj>pelait en elle le Jésus qui emplit l’âme des bienheureux et brûle le coeur des séraphins.

Thérèse a fait de Jésus-Eucharistie le ciel de son exil, et Jésus-Eucharistie a fait de Thérèse un ange du Paradis.

Bienheureuse Thérèse de l’ Enfant-Jésus qui avez puisé dans l’Eucharistie, pendant votre vie, les vertus qui font les saints et les gloires

qui couronnent les bienheureux, faites, qu’à votre exemple, je trouve mon bonheur au pied des autels, dans l’adoration, l’amour et la possession de Jésus votre Bien-Aimé.

7*7 . E. de la Croix.

Avec permission de l'Ordinaire.

Tous droits de traduction et de reproduction reserres

•* r i » franco du prekenl feuillet t

La douz, 0.80; étr., 0.85 — Le cent, 5 fr. ; étranger, 5.10 — Le mille, 45 fr. ; étr., 40 fr.

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SI ai non lu Iton.I’ustiur, ttÜ, Itd l'errlrr, Parin

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Thérèse de l’Enfant-Jésus enfant privilégiée de Marie

Dans la lumière éblouissante de l’amour de Jésus, Thérèse de TEnfant-Jésus aperçut de bonne heure la Vierge bénie, que son divin Epoux avait faite sa Mère et qu’il proposa à sa petite épouse pour partager avec Lui sa tendresse maternelle.

Chérissant Jésus comme son unique Bien-Aimé, Thérèse suivait attentivement les mouvements de son Cœur, et elle comprit bien vite que Marie était indispensable

à Jésus comme Jésus l'était à Marie, et qu elle ne pouvait aimer passionnément le Fils sans aimer tendrement la Mère.

Ce double amour consuma sa vie et fit son immense bonheur.

Lorsqu’elle contemplait Jésus, elle reconnaissait les traits de sa Mère, et lorsqu’elle regardait Marie elle y voyait les retlets de l’amour et de la sainteté de Jésus.

Quand son cœur battait plus fort sous la pression de l’amour qu’elle portait à Jésus, elle éprouvait pour Marie une meme émotion filiale de tendresse. Habituée à ne jamais les séparer, elle vivait dans leur intimité commune. Se regardant comme leur enfant chérie, elle passait dans les bras l’un de l’autre et partageait ses caresses enfantines entre la Mère qui lui avait donné son Fils et le Fils qui l’avait confiée à sa Mère.

Tendre agnelet, elle suivait pas à pas la divine bergère, elle écoutait sa voix et se laissait guider docilement par les voies diverses qui conduisent à la sainteté. Sous sa houlette, elle s’avança généreusement dans le sentier étroit et épineux du renoncement

et du sacrifice, elle évita Us périls et sut se préserver des faux pas, elle gravit le calvaire des souffrances et parvint au sommet où l’amour plus que la douleur la fit mourir.

Sa confiance n’avait d'égale que sa tendresse. Elle savait que Jésus se reposait sur sa Mère du soin de sa vierge et de son épouse ; et lorsqu'elle dormait paisiblement sur le sein de Marie, elle entendait les battements du Cœur de Jésus qui réglaient ceux de sa Mère. Pour elle, aimer Jésus, c’était aimer Marie: se confier à Marie, c’était se livrer à Jésus.

Toute sa vie fut ensoleillée par la tendresse filiale qu elle porta à Marie. Une enfant est toujours heureuse dans la compagnie de sa Mère : une vierge ne peut que chérir Celle dont la pureté a ravi le Très-Haut : une épouse du Christ est nécessairement une enfant de Marie; une victime de Jésus, pour s’immoler, doit puiser l'amour et la générosité dans le cœur maternel qu'a transpercé le même glaive de douleur qui a immolé le Fils.

Thérèse a beaucoup souffert parce qu elle a beaucoup aimé : elle a beaucoup aimé, parce qu’elle a été tendrement chérie. L'amour et

la souffrance lui ont été prodigués au milieu des sourires et des charmes d’une vie toute angélique ; et la Vierge bénie, qui lui avait souri au matin de sa vie, a laissé dans cette âme privilégiée le cachet de sa virginité et de son amour.

Bienheureuse Thérèse de l' Enfant-Jésus, douce fLeur épanouie dans le parterre de la Vierge Marie ; ô vous que la Mère de Jésus a comblée de tant de tendresse et ornée de tant de vertus, soyez mon modèle dans la vie d’amour que j’ai vouée

à Marie ma Mère et à Jésus votre Bien-Aimé.

M. E. de la Croix.

Arec permission de l'Ordinaire

7>>us droits de traduction et de reproduction réservrt.

Prix franco du praifnt feuillet I

La douz., 0. 80 ; étr , 0. 85 — Le cent, 5 fr. : étranger, 5. 10 — Le mille, 45 fr. ; étr., 40 fr.

12 sujets en un** pochette. — La pochette, 1.35 ; étr., 1.40 — Six pochettes a la fois. 7.75 ; étr., Sfr.

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Thérèse de FEnfant-Jésus bienfaitrice universelle

Lorsque Thérèse de l’Enfant- Jésus dit adieu aux douceurs de la vie de famille, et qu’à l’âge de quinze ans elle alla se cacher derrière les grilles du cloître, le monde sembla devoir ne plus jamais en entendre parler. Mais transplantée dans les parterres embaumés du Carmel, la « petite fleur t> s’épanouit sous les chauds rayons du divin soleil de l’amour et ses parfums se répandirent bientôt par toute la terre.

Au contact de Jésus son cœur prit feu et son âme devint un brasier de charité. Identifiée avec son divin Epoux, elle apprit à aimer passionnément les âmes pour lesquelles Il s’était immolé, et avec Lui elle se fit holocauste et victime pour les gagner toutes à l’amour de son Bien-Aimé.

Après s’être épuisée pendant sa vie dans la prière et le sacrifice pour l'Eglise et les âmes, l’innocente colombe franchit l’enceinte du cloître et s’envola par le monde au secours de toutes les misères, partout où il y a des douceurs à répandre, des cœurs à consoler et des âmes à sanctifier.

De même que dans le désir d’être pour Jésus un perpétuel sourire et une fleur odoriférante, elle L’avait charmé par ses chants d’amour et avait rêvé de s’effeuiller sous ses pas : ainsi, afin de Le faire plus tendrement aimer, elle prodigua aux âmes, sous forme de sourires et de pluie de roses, les grâces les plus touchantes qui donnent à ses bienfaits un cachet unique de simplicité et d’amabilité.

11 suffit de l’invoquer pour sentir son âme s’épanouir. Elle apparaît comme un doux rayon de la bonté divine pour les hommes,

et en la voyant on ne peut s’empêcher de bénir et d’aimer Celui qui a donné au monde un tel trésor de pureté et de charité.

Sur la fin de sa vie, lorsque les ombres du

temps allaient s’évanouir et la faire entrer

dans la pleine lumière, elle aperçut Jésus qui se préparait à en faire la dispensatrice de ses dons ; elle comprit que « sa mission allait commencer » et elle n’eut plus qu’un désir : « passer son ciel à faire du bien sur la terre ».

Son vœu fut vite comblé. Rapide comme l’éclair, le nom de Thérèse de l’Enfant-Jésus parcourut le monde, et innombrables sont les grâces de tout genre qu’elle fit pleuvoir du ciel. Il n’y a pas de pays où elle ne soit invoquée, il n’y a personne qui ne la connaisse sans l’aimer, il n’y a pas de cœurs purs qui ne veuillent l’imiter, il n’y a pas de « petites âmes » qui ne désirent lui ressembler, il n’y a pas d’enfants de l’Eglise qui ne se réjouissent de la voir glorifiée.

Pendant ce temps, la a petite Thérèse », devenue l’universelle thaumaturge, sème à profusion les dons et les secours, dont Jésus, son divin proviseur, remplit constamment

ses mains et son cœur. Son ciel est sans fin, elle continuera à bénir et à faire du bien aux exilés d’ici-bas. Son Jésus est intarissable, elle ne sera jamais appauvrie. Sa charité est inlassable, elle voudra toujours donner et mettra son bonheur à exaucer.

Bienheureuse Thérèse de l'Enfant- Jésus, vous connaissez notre misère et nos besoins,

jetez sur nous un regard de bonté, venez à notre secours et bénissez-nous, entendez notre prière et exaucez-nous, montrez-nous la voie du ciel et guidez-nous, conservez-nous purs, sanctifiez-nous et embrasez-nous d’amour pour Jésus votre Bien-Aimé.

7*1 . E. de la Croix.

Atic permission de l'Ordinaire Tous droits dt traduction et de reproduction réserves

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La doue, 0.80 ; étr., 0.85 — Le cent, 5 fr. ; étranger. 5.10 — Le mille, 45 fr. ; étr., 46 fr.

12 sujets en une pochette. — La pochette, 1.35; étr., 1.40 — Six pochettes à la fois, 7.75: étr., 8 fr.

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Thérèse de l’Enfant-Jésus sainte facilement imitable

Dieu est admirable dans ses saints. 11 en fait surgir à tous les âges, dans tous les états, au milieu des situations les plus diverses.

Chacun a son caractère propre et il y en a à la portée de tous les tempéraments, pour toutes les dévotions et tous les attraits. Tous sont admirables, mais tous ne sont pas également imitables.

Dans le jardin prodigieusement fécond de la sainte Eglise,

où fleurissent les bienheureux *1 les saints, Thérèse de l'Enfant-Jésus attire les regards par les charmes de sa vertu et la douce simplicité de sa vie. On se sent porté vers elle comme vers la candeur et l’amabilité de l’enfant. On respire près d'elle des parfums d'innocence qui réjouissent et dilatent le cœur.

En la regardant, on éprouve le désir de la suivre. En la voyant vivre, travailler, souffrir et mourir, on a le sentiment qu'il est facile de marcher sur ses traces et de l’imiter.

Simple dans sa vie, aimable dans ses rapports, douce de caractère, éclairée dans sa piété, charitable envers tous, ardente pour le bien, courageuse dans la souffrance, héroïque dans la fidélité au devoir, humble et modeste partout, énergiquement résolue à se sanctifier, épanouie au service de Jésus, uniquement préoccupée de sa gloire et brûlant du désir de L’aimer et de Le faire aimer : la a petite Thérèse » apparaît grande et rayonnante d’une céleste beauté, mais chacune de ses vertus ressemble à celles que nous devons pratiquer, et c’est pourquoi cette humble vierge du Carmel exerce tant d’influence sur les Ames.

C’est en Jésus que Thérèse a vécu, et c’est Jésus qui rayonne en Thérèse. Pour vivre en Jésus elle s’est détachée de tout ce qui est terrestre et elle s’est renoncée elle-même ; elle s’est faite la servante du Seigneur et elle n'a aspiré qu'à faire en tout sa sainte volonté dans la pratique de la vertu et la fidélité au devoir quotidien. Toutes choses qu’impose Jésus à tous ceux qui veulent être ses disciples.

Pour faire rayonner Jésus en elle, elle s’est faite petite et elle Lui a laissé tonte la place, elle L’a attiré par la pureté de sa vie et l’ardeur de ses désirs, elle s’est donnée sans réserve et s’est abandonnée à son action divine dans son àme. Opérations de la grâce dans les âmes généreuses et qui s'adaptent à toutes les situations et à tous les genres de vie.

Thérèse restera dans l'Eglise un modèle achevé des petites vertus pratiquées dans l’ombre et le silence mais divinement grandies par la générosité, la perfection et l’amour. De l’enfance à la vieillesse, chacun en aura toujours à pratiquer. Les vertus d'éclat ne sont pas nécessairement les plus sanctifiantes ni les plus glorieuses à Jésus. Ce que

Jésus préfère, c'esl de se reposer dans un cœur pur : et voilà pourquoi II a trouvé tant de charmes dans la compagnie de sa petite épouse. Ce qu’il rêve, c’est d’être aimé sans partage afin de se donner sans mesure : et voilà le secret de la grande sainteté de Thérèse et des tendresses divines dont 11 l’a comblée.

Bienheureuse Thérèse de T Enfant- Jésus, je vous choisis pour modèle et protectrice dans le travail de ma sanctification.

O vous qui donnez tant d’attrait à la vertu, qui mêlez des souriresà toutes les souffrances et qui nous sollicitez si aimablement à vous imiter, je m’envole, à votre suite, dans la voie d’amour, afin de vivre et de mourir pour Jésus votre Bien-Aimé.

7* *7. E. de la Croix.

Avec permission (le l'Ordinaire Tous droits de traduction et de reproduction reserves.

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ha douz., 0. 80 ; étr., 0. 85 — Le cent, 5 fr. ; étranger, 5.10 — Le mille, 45 fr. ; étr., 40 fr.

12 sujets en une pochette. — La pochette, 1. 35 ; élr., 1. 40 — Six pochettes à la fois, 7.75 ,* étr., 8 fr.

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Thérèse de l’Enfant-Jésus Bienheureuse

Tout respire le bonheur et la joie autour de Thérèse de l’Enfant- Jésus. Elle fait penser au ciel et elle excite à aimer Jésus. Cette ravissante enfant n’a passé sur la terre d’exil que comme un rayon du Paradis. Elle a lancé aux quatre coins du monde un cri de ralliement tout de pureté et d’amour, qui a groupé sous son aimable étendard des multitudes innombrables; puis elle est allée là-haut

chanter avec les bienheureux l«*s cantiques éternels de la Patrie.

Thérèse n'a fait que des heureux. Le premier qu’elle a réjoui et consolé, c’est Jésu» pour qui seul elle vivait et pour l'amour duquel elle aspirait à mourir. Longtemps avant que le monde la connût, elle attirait les regards de son Bien-Aimé, qui trouvait sa gloire à prendre ses complaisances dans lame angélique de sa fidèle épouse. Aussi fit-il en elb* de grandes choses et éleva-t-11 dans son Cœur un trône pour sa « petite reine ».

Les joies divines de Jésus rejaillissaient sur sa servante ; un même bonheur les inondait, comme un même amour les unissait. Plus elle grandissait en vertus et plus elle jubilait : son rêve de rendre Jésus heureux, en se réalisant, la faisait entrer dans le chœur des élus et prendre part dès ici-bas à leurs chants de louange et d'amour. Elle-même se proclamait bienheureuse et elle entrevoyait dans un avenir prochain sa gloire future.

Tant de vertu ne pouvait rester dans l'ombre, et semblable aux feux étincelants d’une aurore boréale, la sainteté de Thérèse se leva sur le monde et irradia le firmament de

l’Eglise. Eblouis et charmés, les cœurs ne purent résister aux attraits de l’humble vierge qui leur présentait Jésus et son amour sous des aspects si riants et si lumineux ; et dans les âmes la piété confiante éleva plus d’un autel à celle qui projetait sur le monde les douceurs et les suavités anticipées de la Béatitude.

Sous la poussée de la dévotion universelle, l’Eglise songea à décerner l’auréole des Bienheureux à l’humble vierge du Carmel. De toutes les parties du monde lui vinrent de touchantes suppliques, auxquelles s’ajoutèrent des grâces sans nombre et d’éclatants miracles, double langage du ciel et de la terre, expression simultanée de la piété des peuples et des volontés divines.

Quelques années ici-bas avaient suffi pour faire de Thérèse une sainte ; avec la même rapidité la foi et la confiance des fidèles lui obtinrent l’honneur des autels. « Vous avez apporté à Rome la « petite Thérèse », dira le Pape Pie XI aux pèlerins français, et l’Eglise vous la rend Bienheureuse».

Thérèse conservera son nom plein de charmes et restera pour tous la « petite Thérèse » ; mais, grande devant Dieu et devant les

hommes, elle prêchera la vertu du haut de l’autel où elle est tendrement honorée et elle dira à tous que deux choses surtout font les saints, la pureté qui attire Jésus dans l’àme et l’amour qui L’y fait demeurer: la pureté qui reflète la sainteté de Jésus et l’amour qui l’v consomme.

Bienheureuse Thérèse de T Enfant- Jésus, ô vous que Jésus a tant aimée, que les âmes ont tant prié et que l’Eglise vient de couronner, je vous honore avec une joie indicible, je mets en vous toute ma confiance, j’aspire à vous ressembler, je vous confie mon âme et je vous supplie par-dessus tout de me garder sans péché et de m’embraser de l’amour dont vous brûlez éternellement pour Jésus votre Bien-Aimé.

7* *7. E. de lé Croix.

Ayec permission de l'Ordinaire.

Tous droits de traduction et de reproduction resert'et.

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La douz., 0. 80 ; étr., 0. 85 — Le cent, 5 fr. ; étranger, 5.10 — Le mille, 45 fr. ; étr., 48 fr.

12 sujets en une pochette. — La pochette, 1. 35 ; étr., 1.40 — Six pochettes à la fois, 7.75; étr., 8 fr.

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