PETITE BUR.4.LISTE
vous, comme tout l'indique, cela ne se passera pas ainsi.
LEBARDIN. — Peux-tu croire ?
MADAME LEBARDIN. — Je crois ce quc je veux. Je n'ai aucune confiance dans cette demoiselle.
LEBARDIN, riant. — Tu ne t'imagines pas à quel point... (Appelant.) Pagenel ?
PAGENEL. Quoi ?
LEBARDIN. — C'est très drôle, figuvctoi... Ma fcnîîT.c qui s'imagine ?...
PAGENEL. — Eh bien 1
LEBARDIN. — Ma femme qui c'iinar:ine que nous venons faire la cour à M'"^ Eorel.
PAGENEL. — Oh !
MADAME LEBARDIN. — Je n'ai pas dit :
M. Pagenel, j'ai dit • Vous...
PAGE^EL. — Je vous asÊurc... que M"^ Borei est une très honnête pei-sonue sur laquelle il n y a rien à dire.
MADAME LEBARDIN. — LaisSCZ-moi
rire... hem? M"^ Borel est très honnête pour le moment, c'est possible. Mais rappelez-vous ce que je vous dis, elle est de la graine dont on fait les cocottes. Que demain, il se trouve un imbécile po;r lui offrir une situation et vous verrez ce qu'elle deviendra, l'honnêteté de M"® Borel.
LEBARDIN-, à part. — Oh! quelle idé^l (Â J/""= Lebardin.) Tiens ! toi, tu es tout de même une bonne femme.
Il l'embrasse.
MADAME LEBARDIN. — Ah çà ! qu'est-
ce qui te prend? Qu'est-ce que tu as?
LEBARDIN. — Rien. Tu ne comprendrais pas.
MAD.\ME LEBARDIN. — Enfin, écrivesvous votre dépêche ?
LEBARDIN. — Oui, tu m'attends ?
MADAME LEBARDIN. — Nou, j'ai Une visite à faire à M™^ Herl>elin.
LEBARDIN. — Eh bien !
chez M""* Herbelin, je t'y ( A 'embrassa 7} t.) Augustine, t'aime bien.
MADAME LEBARDIN. Mais je
père... Au revoir, Pagenel.
Elle sort