‹ La petite fonctionnaire (volume 2)Chapitre 84 sur 115 · EDMOND, LOUISETTE · texte numérisé non relu

EDMOND, LOUISETTE

EDMOND, à Louisette. — Ces dames sont là?

LOUISETTE. — Oui, monsieur Edmond.

(Un silence, p-uis.) Vous êtes donc bien amoureux de M'"'' Bridel?

EDMOND, lui prenant le menton. — De quoi nous mêlons-nous, ma petite Louisette?

LOUISETTE. — Oh! vous n'êtes pas obligé do me répondre.

EDMOND. — Ça t'intéresse donc que je sois OU que je ne sois pas amoureux de M™" Bridel ?

LOUISETTE. — Ça. me fait de la peine.

EDMOND. — Eh ! '

LOUISETTE. — Oui, ça me chagrine de voir un garçon comme vous, un beau garçon comme vous, perdre son temps avec une dame qui ne l'aime pas et ne l'aimera jamais.

EDMOND. — Voilà une idée !

LOUISETTE. — Nours autres femmes»

nous sentons ces choses-là.

Petites Folles

EDMOND. — Mais tu n'en saie rien, ma pauvre enfant. Tu ne sais pas ce qui s'est passé hier entre M"""' Bridel et moi.

LOUISETTE, prête à pleurer. — Madame vous a cédé?... Oh!

EDMOND. — Mais non, mais non... Elle ne m'a pas cédé, malheureusement.

LOUISETTE, les lavines aux yeux et sortant. — Tous mes souhaits, monsieur Edmond.

EDMOND, à part. — Cette petite est

MADAME VARiNOis. — Bonjout, ma fille. J'allais monter chez toi.

LUCIENNE. — A propos, tu && VU mon mari?

MADAME vARiNOjg. — Qui, je sais tout.

LUCIENNE. — Bonjour, monsieur Toury.

MADAME VARiNois. — Voici la lettre que j'écris au propriétaire. Je lui dis que M. Bridel a changé d'avis et qu'iJ considère par conséquent le congé comme nul et non avenu.

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