‹ La petite fonctionnaireChapitre 126 sur 130 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

qu'il me part un lièvre entre les jambes. Je le tire, je le manque. Je lui envoie mon second coup, je le manque également. Cela m'étonne. Alors, je regarde mes cartouches.

J'avais emporté du petit plomb, du plomb pour tuer les moineaux.

SUZANNE

Oui... oui.,.

LE VICOMTE

Je reviens précipitamment au château. Je rentre dans ma chambre et là, je constate...

SUZANNE

Oh!

Parfaitement! C'était réglé : mon mariage était en train de très mal finir.

SUZANNE

Et qu'est-ce que vous avez fait?

LE VICOMTE

Je me suis jeté sur le docteur et je lui ai flanqué une pile. Mais ce qu'il y a de plus curieux, c'est qu'en la lui flanquant, cette pile, je n'avais aucune animosité contre lui ; je pensais à vous tout le temps. Je la lui flanquais pour le principe, voilà tout. Mais ce qui m'arrivait m'était absolument égal. Le soir j'ai eu une conversation avec Hermance et nous avons convenu de divorcer, en employant un des moyens usités en pareil cas... Hermance épousera le docteur et moi, si vous n'aviez pas fait la bêtise que vous avez faite, je serais allé vous chercher dans votre bureau de poste, et je vous aurais épousée, parfaitement, je vous aurais épousée. Et voilà pourquoi je suis furieux que vous soyez devenue la bonne amie de cette brute de Lebardin ! ! . .

(Entre Lebardin.)

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