‹ La petite fonctionnaireChapitre 15 sur 130 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

HERMANCE

Oui. Moi, je m'appelle ilermance Liseuil de mon nom de jeune fille ; je suis veuve de Monsieur Lureau. Eh bien! si je vous épousais, je m'appellerais Madame Bigois, au lieu de m'appeler Madame Lureau. Ce n'est vraiment pas la peine de se marier pour ça.

LE DOCTEUR

On ne se marie pas que pour ça. Vous préférez vous appeler Madame la vicomtesse de Samblin?

HERMANCE

Eh! Je ne vous le cache pas.

LE DOCTEUR

Et pourtant, c'est moi que vous aimez, vous me l'avez dit.

HERMANCE

Et vous, m'aimez-vous?

LE DOCTEUR

Je vous adore, vous le savez bien.

HERMANCE

Ce n'est pas commode à arranger, cette affaire-là.

LE DOCTEUR

Hum! ce serait commode si vous y mettiez un peu de bonne volonté.

HERMANCE

C'est-à-dire?

LE DOCTEJUR

Mariez- vous avec le vicomte, puisque vous y tenez, mais aimez-moi, moi.

HERMANCE

Voilà une impertinence !

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