ACTE PREMIER
LE VICOMTE
Je, vous avais à peine regardée, figurezvous... parbleu, en vous regardant... On devine bien que vous n'êtes pas quelqu'un dans le genre de la mère Broquet.
SUZANNE
Oh!
Vous avez beau n'être qu'une simple receveuse des postes, on n'est pas long à voir que vous êtes une jeune fille très bien... Moi, je le vois maintenant. Je ne l'avais pas vu tout de . suite. C'est une méprise.
SUZANNE
Une petite méprise, Monsieur le vicomte.
LE VICOMTE
Tout change, morbleu! tout change ! Je le disais encore l'autre jour à ma tante la douai-
M LA PETim FONCTIONNAIRE
rière : « Il y a de grands changements qui se préparent dans la société; ïl faut que vous en prenàt» vottr* parti! » Ainsi, autrefois, «ne p*rs*aiit' dans votre condition», on lui tapotait 99T tes-' jiiues. Ça Rie tirait pas à. cdnséqoenee. Aujourd'hui,. <•» est immédiatement remis à
sa place, et c'est bienfait. (Sur un geste de Suzanne.)
Si... Si... vous avez breu fait. Vous appartenez à cette nouvelle génération de femmes qui n'aiment pas qu'on leur manque de respect.
SUZANNE, riant.
- J'aiHM autaÉt pas, en effet, Monsieur le mc&fftie.
Ce sont de nouvelles habitudes à prendre voilà tout. C'est le règne du féminisme, comme
Qm dît. éa*S kfl JO«rnaux. (Tendant la main à
Suzanne.) Plus de rancune, alors?...
SUZANNE
Pliks la. moindre.