ACTE TROISIÈME
LEBARDIN
C'est ce que j'ai fait, mais il n'y était pas. 11 a justement quitté Paris hier soir.
PAGENEL
Tout ça va très bien.
LEBARDIN
Espérons-le, mon ami, espérons-le.
PAGENEL
Alors, tu es ici depuis vingt-quatre heures. . . Heureux homme ! Heureux homme ! Elle est charmante, lu sais; c'est une maîtresse délicieuse. Je le fais mes compliments bien sincères.
LEBARDIN
Oh ! ne va pas croire des choses...
PAGEKKL
Pas de fausse modestie ! D'autant plus que
je peux te le dire maintenant, je'ne le croyais pas.
LEBARDIN
Qu'est-ce que tu ne croyais pas?
PAGENEL
Que tu réussirais. Quand tu m'as demandé d'aller te louer un appartement à Paris, de le meubler, j'étais convaincu que tu te faisais des illusions. Tu Tas enfin, ta Louisette, cette fois-ci !
LEBARDIN
Il est inutile de rappeler... de rappeler...
Quelle manie tu as !
PAGENEL
C'est une belle revanche ! Tu as mis vingt ans à la prendre, mais tu l'as bien prise. Dismoi?
LEBARDIN
Quoi?