‹ La petite fonctionnaireChapitre 99 sur 130 · ACTE TROISIÈME. 2ii · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME. 2ii

SUZANNE

Quel premier?

DELPHINE

Vous ne voulez pas encore me le dire...

Nous ne nous connaissons pas assez pour que vous me fassiez vos confidences* Ça viendra... Moi, mon premier a été un élève de TÉcole des Beaux-Arts... Je donnais dos leçons de piano à cette époque-là... Car jiii reçu de l'instruction, et je ne le regrette pas, Quoique devienne une femme, plus tard, il vaut mieux qu'elle ait reçu de l'instruction, ça ne peut pas nuire. Cet élève des Beaux- Arts, figurez-vous, il a failli m'épouser I An dernier moment, il en a épousé une [autre, j«; ne me rappelle plus pourquoi... Aujourd'hui, je serais la femme d'un architecte, il s'en est fallu de ça, tenez... Vous avez dû le remarquer, nous autres femmes, c'est toujours une machine de rien du .tout qui décide de notre vie. En, un quart d'heure, on

va d'un côté ou de Vautre, et puis c'est fini. Il faut en prendre son parti. Je suis très heureuse d'avoir fait votre connaissance. Et vous ?

Moi aussi, je vous trouve très gentille.

(Reviennent Pagenel et Lebardin.)

PAGENEL, chapeau à la main, pardessus, canne. Vous y êtes, ma chère amie?

DELPHINE

Me voici, (a Suzanne.) A tout à l'heure, ma chère.

PAGENEL, à Suzanne.

A tout à l'heure, Mademoiselle, puisque vous avez la bonté de nous attendre.

DELPHINE

Bonsoir, mon petit Lebardin*

(Sortent Pagenel et Delphine.)

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