L ACTE PREMIER
peine d'envoyer une dépêche. Une lettre suffira parfaitement.
LEBARDIX
Mais non, mais non... Une simple lettre! Je n'aurais pas l'air d'y mettre de l'empressement.
MADAME I.EBARDIN
Depi^is dix ans que tu ne penses pas à lui...
LEBARDIN
Raison de plus.
MADAME LEBARDIN
C'est absurde! D'abord aujourd'hui dimanche le télégraphe ferme à trois heures.
LEBARDIN
Ah! ah! Tu crois encore que... Il ferme à trois heures et demie le télégraphe. . . Demande à Pagenel, parfaitement, trois heures et demie
au lieu de trois heures; c'est joliment commode. Regarde un peu, j'aurais été obligé d'attendre jusqu'à demain. C'était du joli !
MADAME LEBARDIN, à Pagenel.
Il est fou.
LEBARDIN
Qu'est-ce que Blanchet aurait pensé de moi ? J Je cours au bureau de poste.
MADAME LEBARDIN
Oh!
LEBARDIN
Je cours au bureau de poste ! Trois heures vingt-deux... (A part.) Elle y sera encore.
(11 sort.)