‹ La petite fonctionnaire; comédie en trois actesChapitre 68 sur 136 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

LEBARDIN

Ma femme qui s'imagine que nous venons faire la cour à Mademoiselle Borel.

PAGENEL

Oh!

MADAME LEBARDIN

Je n'ai pas dit, Monsieur Pagenel, j'ai dit : vous...

Je vous assure... que Mademoiselle Borel est une très honnête personne sur laquelle il n'y a rien à dire.

MADAME LEBARDTN

Laissez-moi rire... hein ? Mademoiselle Borel est très honnête pour le moment, c'est possible. Mais rappelez-vous ce que je vous dis, elle est de la graine dont on fait les

cocottes. Que demain, il se trouve un imbécile pour lui offrir une situation et vous verrez ce qu'elle deviendra, l'honnêteté de Mademoiselle Borel.

LEBARDIN, à part.

Oh! quelle idée! (A Madame Lebardln.) Tiens! toi, tu es tout de même une bonne femme.

(Il l'embrasse.) MADAME LEBARDIN

Ah ! ça, qu'est-ce qui te prend? Qu'est-ce que tu as?

LEBARDIN

Rien. Tu ne comprendrais pas.

MADAME LEBARDIN

Enfin, écrivez-vous votre dépêche?

LEBARDIN

Oui, lu m'attends?

MADAME LEBARDIN

Non, j'ai une visite à faire à Madame Herbelin.

LEBARDIN'

Eh bien! c'est ça, va chez Madame Herbelin, je t'y retrouverai. ; Lembrassant.) Augustine, lu sais, je t'aime bien.

3IADAME LEBARDIN

Mais je l'espère... Au revoir Pagenel.

(Elle sort.)

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