‹ La petite fonctionnaire; comédie en trois actesChapitre 79 sur 136 · ACTE DEUXIÈME lo · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME lo

gardez-moi donc en face... Vous riez? Oh! il y a bien de quoi? Yous me mettez dans une jolie situation. Il m'est impossible de garder Auguste.

RIRI

Oh!

SUZANNE

Ça retomberait sur moi.

RIRl

Mais personne ne sait rien.

SrZANNE

On finira par vous pincer comme je viens de le faire.

RIRI

C'est impossible, nous allons dans la grange du père Fouat.

SUZANNE

Vous avez laudace d'aller dans une grange, tous les deux seuls !

RIRI

Dame !

SUZANNE

C'est trop fort. Et à quelle iioure?

lURI

Le soir... tous les soirs.

SUZANNE

Et depuis quand, pelite mallieurousc?

HIRI

Depuis lundi... On avait dansé ensemble dimanche, au bal. Il m'avait embrassée tout le temps, et alors, après le bal, en rentrant...

SUZANNE

Vous êtes allés dans la grange?

RIRl

Non... parce qu'il y avait déjà quelqu'un.

SUZANNE, indignée.

Oh !

RIRI, tranquillement.

On est resté sur la route.

SUZANNE

Vous êtes révoltante, Riri, je vous assure;

vous êtes abominable... (Avec une certaine curiosité.) Alors, Auguste est votre amant?

RIRI

Oh ! ça, oui.

SUZANNE

C'est le premier, j'espère?

RlRI

A peu près.

138 LA PETITE FONCTIONNAI lŒ

SUZANNE

Et VOUS allez vous marier, au moins?

RlRl

Avec qui?

SUZANNE

Avec Auguste.

RUll, très sincère.

Pourquoi faire, maintenant?

SUZANNE

Tenez^ je n'insiste pas, vous êtes d'une in conscience (jui d('sarme. Vous n'avez pas l'ombre de dignité et vous compromettez votre carrière.

m lu •

Ma chère, quand ce sera votre tour d'être

amoureuse, nous verrons ce que vous ferez.-

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