‹ La petite fonctionnaire; comédie en trois actesChapitre 94 sur 136 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

que vous ne m'adressiez plus la parole... pour que je ne vous vois plus enfin... ou le moins possible...

LE VICOMTE

Que c'est bête, mon Dieu, que c'est bête! Et pourquoi vous êtes-vous montée la tète sur moi, je me le demande?

SUZANNE

Moi aussi.

LE VICOMTE

Oh! parbleu, je m'en doute un peu.

SUZANNE

Eh bien! vous en avez de la chance!

LE VICOMTE

Vous êtes romanesque. Toutes les jeunes filles sont romanesques. Je suis le vicomte de Samblin, le dernier rejeton d'une des plus

vieilles familles de France. Tout ça vous a tourné la tête.

SUZANNE

Oh! bien! la noblesse!... Ça m'est un peu égal, la noblesse... Je n'ai plus de famille, moi; mais quand j'en avais une, elle était aussi noble que la vôtre.

LE VICOMTE

Alors, il faudrait admettre que ce soit ma personne, que ce soit pour moi-même?

SUZANNE

Nous n'allons pas recommencer, n'est-ce pas?

LE VICOMTE

J'aime autant ça, d'ailleurs! ça mCnib«He d'un côté, h caus»; do vous, mais de l'autre côté, je suis flattf'. J'avais déjà élé aimé plusieurs fois, mais jamais pour moi-même.

CHRISTOFLE & C

IB

ORFÈVRES 56, rue de Bondy — PARIS

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