ROSE
Tel est cependant ce que nous apprend M. Lo ré d an -L a rc h e y , d a n s 1 e t ibliopki le français 7 après avoir parcouru les catalogues des grainiers du quai de la Mégisserie,
« Quant à la littérature, dit il, le dernier goût du jour est 3a rose Adrün Marx . Je suis
trcs sérieux. U Adrien Marx abeau rouge cerise vif» vaut trois francs la tige, — Tiois francs, tandis que Y Alexandre Dum>i$ est à un franc vï n gt-c i n q , et 1 * À Ipkom a d La ma rt ine à t re n te sols Trois francs, quand le Béranger et le Génie de Ckâte mbnand ne dépassent pas un franc cinquante ! »
S'il est au monde un homme heureux et content c'est bien Adrien Marx,
Il poursuit son petit bonhomme de chemin, tranquille et satisfait comme un homme qui fait son devoir, méprisant les coups de plumes que lui décochent ceux qui n'ont pas été à son école. Cette indifférence à T égard de tous ses adversaires le grandît à mes yeux, bien plus que tou1 ce gu il a fait.
Achille de Sccondigné.
Nouvelles
L'aine n dement Guilloutèt a inspiré à M Vf, Tou ronde et G fallut une comédie -vaudeville, en trois actes, qui a été représentée dernièrement au Théâtre-Déjazetil me serait difficile de donner une analyse exacte de celle pièce, attendu que je dois avouer, en toute humilité, que je n'y ai absolument rien compris, malgré toute ma bonne volonté,
H est question, dans l'affaire, d’on certain Pigache, qui, après avoir manqué totalement de père au commencement de T action, se trouve en avoir deux à la fin.
Autour de cette intrigue compliquée s'agitent, se démènent cinq ou six personnages, sans que la nécessité de leur présence m'ait été p a r fai te m e n b dé moi itré e .
Voici le mot à effet de la pièce : Espatagon-
pmi. Libre à vous de le trouver drôle; moi, je fais mes réserves.
Le retour de la chaleur rend au concert Besselièvre tons les spectateurs que les théâtres lui avaient enlevés.
On commence à se réjouir ici et à se désoler là bas. .
Loi fatale : Le bonheur de l’un est toujours
un peu fait du malheur de l’autre.
M. Leguevel de Lacombe vient de publier dans V Epoque des détails excessivement curieux sur les appointements des anciens acteurs comparés à ceux que les nouveaux tou ohent aujourd’hui.
Il nous révelle que M. Montigny fait a Boudé une rente annuelle de 3,000 te., à la condition qu’il jouera uu certain nombre de fois dans l’année, et que ce grand artiste n’a jamais, dans son bon temps, gagné plus de 1,5000 francs
PaDame! les acteurs d’autrefois étaient loin d’être payés comme ceux de 1868.
Potier, le grand Potier, qui fut le plus illustre artiste de son temps, ne touchait que 30,000 fr. par an.
Lepeintre jeune et Odry, ces comiques qui firent pendant des années les beaux jours des Variétés, avaient 15,000 fr. chacun.
Leclerc, aux Variées, avait 1:2,000 fr. seulement.
Virginie Déjazet, au moment de sa grande vogue au Palais- Un y al, gagnait 2,000 fr. par mois.
Jenny Verpré avait 25,000 fr. par an.
Maintenant, c’est autre chose :
M. M élingue, par exemple, quand il jouait le Bossu à la Porte- S int-Martin, prenait dix pour cent sur la recet o brute. — Il toucha une somme de 50,0(0 fr. pour cent représentations, ce qui fait Set) fr. par jour I
Berton, au Vaudeville, pour jouer dans l’Abime, a 300 fr. par soirée. Laferrière se fait payer 200 fr. par représentation. Frédériek- Lemattre percevait à i’Ambigu 3 0 £r lorsqu’il jouait dans le trime. Je F avertie, Mlle Schneider aura aux Bouffes- Parisiens 9,000 francs par mois.
A l'enterrement de \iennet, on remarquait un grand nom' re de boutonnières fleuries d’immortelles jannes et noires, hélait ie signe distinctif des francs-maçons naturellement pi ésen's aux funérailles de celui qui avait été Grand-Maître du Suprême Conseil.
lin style maçonnique, les immor elles jaunes et noires en question symbolisent : L t vie dam la m«rt, la huniè e par i’o xcw Uè.
Elles élaient cistribuées par un frère servant qu sc promenait dans les rangs de 1 as- , semblée et qui reconnaissait ses frères en les | luilant. — Voir le dictionnaire maçonnique.
Aujourd’hui paraît, chez les libraires seulement, cette fameuse G&z'tte s<‘ci'ê e, dont le simple annonce a tant causé d’émoi... La faculté qu’eile a conquise de parler politique assure un vaste champ h ses révélations. On s’attend à di s choses abracadabrantes .. Les rédacteurs, qui sont tons des journalistes connus, ont dû se conformer aux statuts adroins- ? tralifs, lesquels les obligent à porter un masque de velours noir et un manteau couleui de muraille .. C’est roide par la chaleur qu’il fait!