PAP
. ACHILLE DE SECONDIGNÉ
Jeudi, 16 juillet.
Si jamais les Petites Affiches vous tombent dans les mains, lisez-les d’un bout à l’autre; vous y trouverez sûrement des annonces surprenantes. Voici celle que j’y ai trouvée :
N° 1624. — Une jeune mère, se trouvant dénuée de toutes ressources, consentirait à fatre abandon d’une charmante petite fiile de deux ans et demi, en faveur d’une personne charitable qui voudrait l’adopter. S’adresse! pour voir la petite fille, rue, etc., etc.
Oh! rassurez-vous, ie ne vous donnerai point; l'adresse de cette mère qui consentirait à faire Yabandon de son enfant, — charmante petite fille du reste, — moyennant sans doute une somme d'argent quelconque*
Que voulez-vous? On ne m’ôtera pas de ridée que sous cette annonce — ou l'ombre des privations est évoquée, — il n'y a pas appétit de gain et de trafic.
C'est navrant et honteux.
Cette charmante petite fille n’a donc pas de père? Ahi je comprends maintenant toute la signification de ces mots synonymes
dé femme trompée, délaissée.
Cette petite fille m’a tout l’air d’avoir été inscrite sur les registres de l’état civil du vingt et unième arrondissement,
A propos du vingt et unième arrondissement, je connais nu petit ménage dont l’union n’a pas été sanctifiée par le curé ni légalisée
parle maire, mats qui ne vit pas moins dans la concorde la plus parfaite, À défaut d'un contrat en règle ils ont rédigé un traité sans frais, sans papier timbré, avec leurs coeurs pour témoins et leur amour pour secrétaire, Je l'ai lu es curieux contrat par lequel les deux amoureux se sont juré fidélité, — non pas, ad vitam eternam , — mais jusqu'à extinction de chaleur latente chez les deux contractants.
Et s’il était permis de j urer sur la stabilité du cœur humain, je gagerais volontiers que ce petit ménage vivra clans une intelligence d autant plus gran e et plus longue qu'il n’y est pas obligé par des liens sacrés et durables-
C’est mon opinion et je ne Fimpose à personne.
On dirait qu'en- pareille circonstance, le défaut de tutelle des lois est un certificat de longue vie pour tout contrat libre et volontaire.
Voici l’échantil m de ce contrat passé à la
- ico —
mairie du vingt et unième arrondissement :
« Nous soussignés,
. ” PauI x âgé de 22 ans, employé à la société de 1 Extinction du jPüupênsme^ demeurant rue de la Fidélité, n» 13;
» Et Suzanne X..., dgée de 19 ans. ouvrière fleuriste :
» 1° Déclarons, après avoir soudé noscœurs éprouvé nos caractères, no us marier pour notre bon plaisir, sans contrainte, sous le régime de la fidélité la plus parfaite;
” 2"Mettons en commun nos ressources personnelles, quelles qu’elles puissent être, ainsi que les différents objets apportés par chacun de nous pour 1 exercice du ménage;
» 3- Nous engageons à rompre, sans reproches ni injures, ce traité, conclu sous ]a sincérité présente de nos cœurs, aussitôt (qu’un de nous se trouverait à bout d’atfeetion;
» 4» A reconnaître pour nôtres les enfants gui pourraient naître de notre inari âge;
» 5“ Enfin, à légaliser notre union devant
Dieu et les hommes après dix années de la concorde la plus franche.
,Q » Fait double à Paris, ce 1" janvier 1858.
îu- » Signé Paul X... et Suzanne X...»
re
Vendredi 17 juillet 1868.
M. Yiennet s’est confessé en mourant, diton. Les uns s’étonnent, les autres trouvent cette confession toute naturelle. Je crois que cette conversion in extremis est plutôt une niche, une ironie du défunt secrétaire perpétuel de l’Académie. En tout cas, si M. Yiennet peut contempler de là-haut le petit remue-ménage que sa mort a opéré, il reconnaîtra avec plaisir quil est bon quelquefois de mourir pour se faire lire.
J ai là, sous les yeux, sa Franciade, publiée eu 1863, où j y trouve une préface qui prouve toute la ténacité de Tante ur d'Arbogaste ;
« Yollà qu’à la fin rie Tan do grâce 1861, pressé par mes quatre vingt trois ans de mettre de Tordre dans mon portefeuille, je prends un à un les nombreux manuscrits qu’il renferme, pour en corriger les imperfections et lea rendre moins indignes des regards de la postérité, si, par aventure, il lui, convenait de s’occuper de moi. Après avoir relu mes sept ou huit pièces jouées, mes sept tragédies inédites, mes trois comédies inconnues, mon Ilis'oire de la P a pautè, et autres enfants d’une verve intarissable ou incurable, j’arrive à cette épopée enfouie depuis plus de quarante ans dans mes cartons. Je Ils les quatre chants, que j’avais complètement oubliés, comme j’aurais lu les vers d’un inconnu, et je les trouve assez bons pour des vers de TEm pire, car vous savez qu’ils sont condamnés en masse par les cent et quelques poètes qui sont arrivés depuis, et dont un bon nombre est déjà Sous terre... Le plaisir que me faisait la lecture de ma Francïade allait toujours croissant, et il monta bientôt jusqu’à rentbousiasmCp.. Je repris ma plume de 1862»
Mon enthousiasme ne s'est pas refroidi une minute. Les six chants ont coulé de source, et le 3 février de cette année j'en ai écrit le dernier vers avec une joie d'enfant, a
Le nouvel immortel qui doit succéder à M. Viennet à l’Académie, est, d’après la chronique, M. Jules Lacroix, proposé chaudement parla fraction catholique de l’Académie.
M. Lacroix est l’auteur du Roi Lear, du Testament de César, de Valêria, de la Jeunesse de Louis X/ et de Macbeth.
Dans le dernier numéro de la Petite Lanterne j’ai conseillé âmes lecteurs de lire le Testament de Nèro, dû à la plume jeune et vigoureuse de M. Georges Sauton. Je voudrais pouvoir, à cette place, citer certains passages pas mal touchés ; mais, malheureusement, ils rentrent tout à fait dans le domaine de la politique, et je n’ai pas de port d’arme pour m’aventurer
sur cette terre gardée. Enfin, je me contente de reproduire le remède ingénieux que propose M. San ton pour guérir les extinctions de voix des députés de la majorité :
« Les interruptions auxquelles sont com traints h chaque séance MM. les députés pendant leur occasionner des extinctions de voix,
» Je serais d'avis qu'on achetât à chacun des membres de la majorité un de ces phoques savants qui disent : « Papa et maman, »
)> On apprendrait à ces mammifères â s'écrier par intervalles: « Très bien! — Non! non ! — À Tordre du jour ! — La clôture ! la clôture 1 »
» Ainsi , les élus de la nation conserveraient leur organe dans toute sa fraîcheur et seraient plus souvent en état de prononcer des discours, »
Quand les citations sont bonnes, on n'en ,v rait trop prendre*
M. Jules Denizet, qui vient de publier les Mensonges de la Science, n’est pas un fanatique « de l’âge de pierre et des haches en silex, »
« C’était vers 1840, je crois, il s’agissait de traduire une inscription carthaginoise,
« Le général Duvïvier avait donné cette version :
« Ici repose Amiloar, père d'Annibal , comme » lui cher à la patrie et terrible à ses ennemis- »
» M, de Saulcy — depuis sénateur — souteliait cette autre version ;
« La prêtresse d’ïsis a élevé ce monument au iù Printemps, aux Grâces , et aux Roses qui char- » ment et fécondent le monde. »
n Les deux savants s’entêtant chacun dans sa traduction, r Académie des inscriptions et helles-lettres se vit contrainte de nommer un expert, dont voici' la traduction :
« Cet autel est dédié au dieu des vents et des y tempêtes, afin d'apaiser ses colères, »
Samedi 58 juillet,
M. Nauroy vient d’adresser au conseil d’Etat une demande en autorisation de poursuivre f. Vandal, directeur général des Postes. M. Nauroy se plaint ou’une lettre qu’il adressait à Victor Hugo a mis deux mois et demi pour arriver à ce dernier.
M. Nanroy n’est pas encore trop à plaindre, car je connais des gens qui ont écrit au poète exilé et dont les lettres ne sont jamais parvenues jusqu’à lui .
(Note de l'imprimeur*)
Le Monde n’est pas précisément mon journal de prédilection, parce qu’en parcourant ses
colonnes on y respire un parfum d'église qui vous prend à la gorge, IV un autre côté, il mî semble que les rédacteurs de cet estimable organe rédigent leurs articles avec des goupillons beaucoup trop humectés et que les garçons de bureau doivent ressembler à des suisses* Âpres tout, je puis me tromper. Néanmoins il m’arrive quelquefois de lire cette feuille un peu vieillotte et j’y trouve de temps à autre des choses qui prêtent à rire.
Ainsi, par exemple, dans le numéro que j’ai sous les yeux, je surprends une correspondance de Rome, — empruntée au Cour.' itr du Jura, — qui fait connaître que M* habbé Besson a eu Textrême « faveur » et la grande « satisfaction y> de présenter lui -même au Saint-Père une poignée de nouveaux volontaires du Jura. Jusqu’ici tout va bien* Mais ou; se dresse, a mon sens, le grandiose delà chose, — - tant il est vrai que certaines gens savent montrer du courage en présence même d’un oiseau, — c’est assurément dans ces lignes que j'emprunte au correspondant :
t( Nos jeunes compatriotes arrivés foc; joyeux au Vatican, avec leur costume juras*-
— ICS -
sien , ont traversé en vrais intrépides les grandes avenues, les immenses colonnades, les escaliers et lesgaleriesgrandioses du palais pontifical.,. »
En effet, une intrépidité semblable est surprenante, Il y a gros à parier que, puisque ces jeunes Jurassiens ont traversé d’un pas ferme les grandes avenues, — dont le sol aurait pu s’effondrer sous leurs pieds, — et corntemplé d un œil tranquille les immenses colonnades, les galeries grandioses, — qui auraient pu dégringoler sur leurs têtes (un malheur est bien vite arrivé dans cos régions si bouleversées), il y agros a parier, dis-je, que ces jeunes Jurassiens défendront valeureusement la cause du Saint-Siège.
« Rien n’a paru les surprendre, ajoute le correspondant.. mais tous ont éprouvé un frisson volontaire à l’annonce de l’audience. » Diable! monsieur le correspondant, voilà un frisson qui diminue de beaucoup l’admiration que j éprouvais déjà pour vos compagnons d armes. Ils n’ont pas tremblé à l’aspect des beautés du palais pontifical et la débâcle se inet parmi eux lien qu’à l’approche d’un vieil-
lard qui tient la bonté éternelle dans sa main. Heureusement que ce maudit « frisson volontaire, » — qiü n'a fait que les traverser, — n'a pas poussé vos compatriotes à prendre l poudre d’escampette au nez du Saint-Père.
Une fois introduits et remis de leur peur, pardonnable après tout. — car on n'approche pas sans une certaine crainte celui qui a le
droit de tout lier et délier sur la terre .
— les volontaires jurassiens reçurent avec recueillement la bénédiction du Pape, qui ne dédaigna pas de glisser le mot pour rire dans ses allocutions* Voyez plutôt :
« Cette bénédiction, mes chers enfants (a-t-il dit), je le sais, ne vous garnira point la poche (le Saint-Père, souriant, frappait de sa main la place du gousset) ; elle ne vous procurera point ces biens matériels qu’on recherche tant aujourd'hui et que vous savez si bien mépriser... » Et il glissa dans la main de chacun d'eux une petite pièce d'or.*, commémorative
du dogme de l'immaculée Conception ! Pais, pour couronner cette petite te te, le Saiùt-Père accorda — comme faveur particulière — à P abbé Besson s une indulgence plénière j in articula moriis , pour tous les volontaires préscniSj pour tous ceux qui ont contribué aux frais de leur voyage, aîn i que pour leurs parents et a 'liés du troisième degré seulement.
Heureux gaillards! heureux alliés du troisième degré, qui gagnez ainsi une indulgence plénière, in mHiculo mortù , sans coups férir î Et vous* amis jurassiens, qui avez glissé, au moment des adieux, dans le sac de vos amis les volontaires, un morceau de jambon avec un peu de gélatine et de cornichons (ceci emre, je crois ? dans les frais de voyage), êtes- vous' contents? Quant à vous, alliés des quatrième et autres degrés, qui n’avez pas 4e pins petit morceau d'indulgence à mettre sous la dènt, je vous plains! Toutefois, ayez un peu de patience, car le Saint-Père éten d^a peu hêtre sa largesse jusqu'à vous, an fur et à mesure que vos courageux parents avanceront en grade. Tout vient à pointa qui sait attendre.
Dimanche, 10 juillet l86Éh
Encore une hardiesse de langage qui nous vient cette fois de Loches* Enfoncée la phrase officielle du général do division deFailly, qui a fait le tour du monde : Le fusil Ckasstpôi a fait merveille* Le pape a eu heau toucher et bénir le fusil Gbassepotj mettre le bon Dieu dans sa culasse, la phrase célèbre n’est pas moins enfoncée. Nous avons mieux, p-us jeune, \ lus coquet, plus joli, plus charmant, plus amoureux, C’est la phrase de M. Pastoureau, préfet de Loches : « L’Empereur est le père de pompiers. »
Monsieur Pastoureau, vous avez bien mérité du gouvernement, qui vous accablera certainement d'honneurs, car il n’est pas ingrat. D’un autre côté, votre phrase officielle, j’en suis persuadé, a rassuré la famille de l'infortuné
pompier Hartman, mort d’une si cruelle façon. Grâce à vos paroles célèbres, voilà une pauvre veuve et trois petits enfants certains de trouver asile et protection au sein de leur nouvelle famille.*, impériale,
Mardi 2l jiuJIet,
Je sors de la Gaîté : c’est assez vous dire qu'il est une heure du matin et que je n’ai guère le temps de vous entrelenir de la reprise des Fugitifs qui vient d’avoir lieu à ce théâtre*
Il faut vraiment avoir du courage de rester pour s aventurer, par ces chaleurs tropicales, dans une salle de théâtre ; mais quand on peut
— lia —
dire en sortant ; « J'ai sué, mais je me -suis amusés }> ü rfy a. pas grand raaL
C'est ce qui m'est arrivé en sortant de la Gaîté.
Les Fugitifs me paraissent destinés à un bon succès ; mais il faut pour cela que la pluie se mette de la partie. Vous dire l'intrigue de ce drame j où l’on entend peut-être trop de coups cle fusil, est superflu»
Le tilreseul est éloquent : c'est une famille qui s’en est allée dans l’Inde pour y faire une fortune rapide et qui se voit obligée de s'en fuir bientôt pour échapper aux fureurs des Indiens, qui ont pillé et saccagé la factorerie de la famille David.
Voici, en quelques mots* tout le nerf de la pièce de MM» Bourgeois et Dugué dont les décors sont vraiment féeriques.
La factorerie, la pagode, 1er jungles et la marée montante sont d’un effet saisisssant.
Bien que j’aie les ballets en horreur, je tiens ïi constater que les danses, qui coupent assez agréablement les pérégrinations des fugitifs, sont très originales et font honneur au chef de ballet, M. Justamant,
Achille de Second! gué.
N, B, -- Nous prions nos lecteurs d'excuser le rédacteur de la Petite Lanterne qui n’a pu, cette fois -ci, donner s&s trente pages comme d’habitude, ayant été obligé de s'obsenter subitement.
(Note de l'administration.)
ils -
Nouvelles
L 'Image, qui ajoute depuis qiielque temps à son titre le sous-titre Paris-Comique , prendra prochainement ces mots pour titre principal : Pàris*Cgmique fyimàgts journal illustrés directeur : Carlo Gripp), paraît tous les samedis, avec des dessins très amusaals de Garlo Gripp, Y\ Moriaud, etc., et des articles de MM. Jules Clàretie, Ernest d’Hervdly, Firmin Javel, Fernand d'Àvrigny, Àlbeit Mirât, Carie des Perlières, François Coppée, etc.
Nous recommandons vivement à nos lecteurs cette publication intéressante et de bon goût qui a su se créer une place à part entre les diverses catégories de journaux illustrés,
sans faire concurrence à aucun de ses confrères,
Ün lit dans le Gaulois :
Une nouvelle étrange, presque incroyable.
Cette nuit, vers deux heures moins un quart, les hommes de service dans le poste établi auprès du pont de Neuilly ont été réveillés par un bruit persistant
Après des recherches inutiles, les hommes sont arrivés au carrefour de Courbevoie où est placée cette statue de l'Empereur qui a élé malheureusement retirée de la colonne Vendôme,
A leur aspect, des hommes demeurés inconnus se sont sauvés, laissant derrière eux un chariot attelé de quatre chevaux et des instruments dont la nature semblait indiquer le projet de desceller la statue de l'Empereur et de F enlever.
Faut-il rattacher à cette bizarre aven tut e Fapparition d'un vapeur mystérieux qui avait mouillé la veille à Bougival ?
Nous donnons cotte nouvelle sous toutes réserves, malgré les affirmations de celui de nos confrères qui a vu les soldats sur la place de
Courbevoie*
X,,* est surpris par M. Zt„ aux pieds de Mme Z,.*
Le lendemain, rencontre au pistolet entre les deux hommes.
Avant le combat, X... écrit ce billet à la dame : « Ce qui vous est cher m’est plus cher que ma propre personne, ne tremblez pas pour votre mari ; scs jours ne courent aucun danger, »
X„. reçut une balle dans le bras gauche*
Le soir, Mme venait se jeter dans son bras droit. Ce n’étaient pas les jours de M. Z.*. qui étalent exposés*
Nous avons annoncé dans notre numéro du
— ils —
16 juillet, dit la Gazette des Tribunaux , que le parquet avait manifesté son intention de ne pas donner suite personnellement à la plainte déposée par M. Rochette contre M, H. Rochefort ? et de s'abstenir de toute action directe dans cette affaire.
La nouvelle était vraie quand nous l'avons annoncée, et le ministère public s'était, en effet, borné à donner avis à tf. Rochette qu'il eût à citer directement Mr Roche fort devant le tribunal correctionnel.
Une nouvelle résolution a été prise, depuis, par le parquet, et samedi dernier, M. de Gonet, juge d'instruction, a été désigné pour informer sur la plainte de M. Rochette, qui s'est le même jour constitué partie civile.
MM. Rochette et Henri Roeliefort ont été entendus avant-hier par M. le juge d'instruction.
Ünlit cans le Figaro :
La Bohême d'argent^ au Théâtre Cluny, n'a pas été trop vivement éprouvée par la cha-
, ' leur : elle a fait, dimanche, une recette de
750 francs* tnte
*©■ B 'intelligentes coupures ont été opérées dans
!cte le cinquième acte et dans la scène du quatrième, qui avait, le soir de la première, un )ns peu froissé le public.
en lôri&t n’a pus un bon rôle, mais à la
l’il façon dentelle le joue, on devine quelle pourra
nt en remplir, quand on voudra, de plus impor¬
tants.
s, 1 -frf- Richard continue h jouer parfaitement > son personnage. Ce jeune arlisfe, dans un aveî- nir prochain, fera parler de lui sur une scène
3Ê plus élevé.
Mlle Germa, tout h fait en possession de son é rôle, le remplit avec une grande distinction et
* beaucoup de chaleur*
M, Raclai ndière est bien pins à son aise que le premier jour où l'émotion paralysait ses moyens.
Enfin, nous pouvons signaler Ml Larocbelle comme un excellent metteur en scène.
Voici, d’après M. Jules de Carné, la vérité sur la mort de M. Viennet :
Le mardi, le curé du Val-Sain-Germam vint voir l’académicien, et la conversation suivante s engagea entre ces deux hommes qu’un monde d’idées avait séparés jusque-là.
Eh bien 1 monsieur, comment allez- vous?
— Pas bien, monsieur le curé.
— C’est le moment de penser à Dieu.
— Vous avez raison.
Et d’une voix forte, M. Viennet s’écria :
Je crois en Dieu, à l’Eglise catholique, apostolique et romaine,
La nièce de M. Viennet était auprès de lui once moment. Stupéfaite, elle seretira, voyant
que son oncle allait se confesser, Ii se confessa, en effet.
Le lendemain, il reçut l'extrême-onction. ïl avait une toux si opiniâtre, que le curé ne crut pas pouvoir lui donner l’hostie.
L’agonie fut terrible. Vers la fin, c’est-àdire le vendredi, la tête du moribond devint
ité
int
itû
de
tout à coup démesurément grosse, noire; puis, subitement, elle devint toute petite, blanclie, ratatinée.
C’était hideux h voir.
Il y a deux hommes que M. Yiennet détestait tout particulièrement* C’étaient M* Louis de Carné, mon noble cousin, membre de l'Académie, et M* Veuillot.
Lors de i’àpparîtîon des Odeurs de Paris , j’eus l’occasion de causer de celte œuvre avec A). Yiennet, Il s’écria;
et On me dit que Yeuillofc m’attaque dans son livra. Garde à lui! Je lui réserve dans mes Mémoires une page ou je lui administrerai une volée de bois vert dont il se souviendra. »
Cette page a-t-elle été écrite?
Nous le verrons bien l
Une liquidation amoureuse du mois der¬
nier :
Un mariage contracté U y a quelques an-
n'!es sous les auspices de l'amour — le fait est assez rare pour qu'on le note en passant — entre une jeune fille ornée d'une dotprincière et un jeune diplomate portant un nom considérable, aurait pour dénouement imprévu une séparation à 1 amiable*
La jeune femme délaissée aurait d'abord piis patience, puis ce serait expliqué de cet abandon avec son mari. « Mais, ma chère, lui aurait-il répondu, cela ne se passe pas autrement dans notre monde ! »
La jeune femme aurait préféré des mœurs plus bourgeoises, elle vient de se retirer dans sa famille.
Iiop dix — huitième siècle, mon gentil* homme 1
Dimanche, 2 août, à la salle Ilerz, Matinée mue cale ET dramatique donnée, pour l'exonération d’un artiste conscrit de la classe de
l&Oy, par les principaux artistes des théâtres de Paris*
On trouve des billets chez Mme Jourdain, 132, boulevard de Vaugirard ; Mlle Arm and e- Àrinimn, 4, rue de la Gaîté-Montparnasse; Mme Faustin, 51, boulevard Montparnasse, et Èi la salle Herz, 48, me de la Victoire.
La hum mm théâtrale, rédigée par notre araî Gustave Lafargue, paraîtra procli aine ment sons les huit jours*
Bonne chance et longue vie à la Lanterne théâtrale*
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Vient de paraître