WUNICIPAIITÉ DE BEAUMONT EN PÉRIGORD
en Février iTQi .
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Vlule, L'holcllier K C"
MINUIPAIITH OK BKAUMONT I95
niunauic do Labouqiiorio. le ruisseau du l.ugassou entre deux; au couchant, par la sixième section, le u goutil > du Biard entre deux; au nord, par le territoire taillable de la commune de Naussannes et comme passe la ligne de division des ci-devant justices de Lusiés, de Capi et Bardou; au midi, par le territoire de la communauté de NojiUs, chemin de Cadouin à Castillonnès (de même que le dit ruisseau du Lugassou) entre deux.
La sixième stxfioii, dite la partie taillable du dit Montcany désuni de Naussannes, où se trouvent Lusiés, Travade et Crabier, etc., est la portion du territoire de la communauté qui est limitée comme suit : au levant, par la troisième section, le ruisseau du Lugassou entre deux; au nord, par la onzième section et par le territoire de la communauté de Monsac; au couchant, par ceux du dit Monsac et du dit Naussannes; au midi, par la cinquième section.
La septième section, dite la partie de Bayac située au levant du ruisseau de la Couze, où se trouvent les villages de Tuilières, de la Beynerie, de La Gravette, etc., est la portion du territoire de la communauté qui se trouve limitée, savoir : au levant, par le territoire des communautés de Bourniquel et de Pontours; au nord, par celui de la communauté de Saint Front et par la neuvième section; au couchant, par la huitième section, le ruisseau de la Couze entre deux; au midi, par la dixième section et par le territoire de la communauté de Bourniquel.
La huitième section, dite du bourg de Bayac, Mas de Bonnet, Laver gne, etc., est la portion du territoire de la communauté qui est limitée, savoir : au nord-est, par la septième section, ruisseau de la Couze entre deux ; au nord-ouest, par la neuvième section et par le territoire de la communauté de Lanquais; au couchant, par celui de la communauté de Monsac ; au midi, par la dixième section.
La neuvième section, dite la partie de Couze taillable de Bayac, où se trouvent Bourzac, le Colombier, etc., est la portion du territoire de la communauté, qui est limitée comme suit : au levant, par le territoire de la communauté de Saint Front; au nord, par le territoire taillable de Couze; au couchant, par le
igÔ LES DÉBUTS DE LA RÉVOLUTION
territoire de la commune de Lanquais; au midi, par la huitième section et par le territoire de la commune de Monsac.
La dixième section, dite du Bourg de Bannes, Combe Molières, Roidand, est la partie du territoire de la communauté qui est limitée, savoir : au levant, parla quatrième section et parle territoire de la communauté de Bourniquel; au nord, par les septième et huitième sections; au couchant, par le territoire de la communauté de Monsac ; au midi, par les troisième et onzième sections.
La onzième section, dite de Neyrac, Laroque, Lasplates, Peyrou, est la portion du territoire de la communauté qui est limitée, savoir : au levant, par la troisième section; au couchant, par le territoire de la communauté de Monsac ; au midi, par la sixième section; au nord, par la dixième section.
La douzième section, la dernière, dite de Gleyzedtds, Vieu de Pô, Fonrouquette (on écrivait aussi Font Rouquette), est la portion du territoire de la communadté qui est limitée, savoir : au levant et au nord, par le territoire des communautés de Labouqueric et de Saint Sernin des Fosses, son annexe, ainsi que par les territoires de la deuxième et de la troisième sections; au couchant, par le territoire de la communauté de Nojals; au midi, par ceux des communautés de Glottes et de Rampieux.
J'ai représenté sur la carte ci-contre \ chacune avec une teinte spéciale, les différentes sections de la municipalité de Beaumont. Elle indique, beaucoup mieux que ne saurait le faire une longue description, la situation, l'étendue et les rapports respectifs de ces douze sections.
Les officiers municipaux, en tin de séance, arrêtent que leur délibération sur le sectionnement de leur commune « pour qu'aucun des propriétaires et habitants de cette communauté ne puisse en prétendre cause d'ignorance » sera lue au prône et, d'autre part, que deux copies en seront affichées, la première au lieu ordinaire des séances de la municipalité, la seconde à la porte de l'église paroissiale.
I. Celle t.;nte .1 etc iliossée, a\ ce r;iiil(.' pri'eieuse Je iinin niiii BdurJielmii^ ii':ipres une v'.irtc lin e;intiiii ;i j^'iMiuli' eelielle, >|iii se li(nive ;ni\. Areliises Jii si.mx iee \ ieinal.
MINICIPAI.ITK DK SAINT AVIT SI^NIUrK 107
Il convient d'ajouter que \c sectionnement cjue je vuns de décrire se rapporte à la municipalité de Beaumont telle qu'elle était en février 17QI, la commune de Nojals s'étant déjà séparée d'elle (voy. p. I(x'^) pour former une municipalité indépendante. Plus tard, quand la commune de Bayac fut rattachée au canton de I.alinde (voy. p. 271), la municipalité de Beaumont se trouva, du coup, dépos édée des septième, huitième et neuvième sections et réduite alors à neuf sections seulement : les six premières et les trois dernières.
§ 2. - Municipalité dk Saint Avit Sénieur.
La commune de Saint Avit Sénieur est située à l'est de la commune de Beaumont, séparée de cette dernière par la Couze. Elle confine aux deux cantons de Cadouin et de Montferrand. C'est, après Beaumont, la commune la plus importante du canton par son étendue et le nombre de ses habitants.
lo Population. — Saint Avit Sénieur, au mois d'octobre 1790, possédait 1.268 habitants de tout âge et de tout sexe. Ses citoyens actifs (ceux qui payaient au moins trois journées de travail évaluées chacune à 12 sols) étaient au nombre de 97. Les citoyens éligibles aux municipalités, districts et départements (ceux qui payaient au moins dix journées de travail) étaient au nombre de jj. Enfin, le nombre de ses citoyens éligibles à l'Assemblée nationale (propriétaires et payant une contribution d'au moins 58 livres 9 sols 2 deniers) étaient au nombre de 15.
2° Mendiants et bâtards. — La municipalité de Saint Avit, à la date du 2 septembre 1790, comptait 127 pauvres se livrant à la mendicité. Il n'y avait qu'un seul bâtard, « à la charge du seigneur .>, ajoute le citoyen maire.
30 Situation des familles. — Il existe, en tout, dans la commune de Saint Avit Sénieur, 233 familles, qui se répartis.sent comme suit: propriétaires proprement dits, 172; propriétaires forains, 42; non propriétaires, 19.
40 Impositions. — Voici quelles étaient, pour 1789, les impositions de la municipalité de Saint Avit Sénieur. Elles sont à peu près les mêmes que celles de l'année précédente :
Taille i . 556*^ » »
Pour frais de rôle et taxation des collecteurs 38»^ 16 •' 6^
Quittances 2^^ » »
Impositions accessoires 940''^ » »
Frais et taxation des collecteurs 14" 13 ^ 4''
Capitation 838 « » «
Pour frais et taxation des collecteurs. . . . 15^ 3 •« 4 'v
Total 3 . 424 " 1 3 •^" 2 •■
A ce premier total, il convient d'ajouter, comme nous l'avons fait pour Beaumont, les impositions des pyivilégiés ' pour les six derniers mois de l'année, soit 126" 17' «
Total général 3-551*'^ 10 ■'' 2^
Il n'est pas inutile de faire remarquer ici que la commune de Saint Avit Sénieur, bien que l'une des plus importantes du district par son étendue et par sa population, était, pour me servir d'une expression du maire, « très raccourcie dans son taillable », c'est-à-dire dans l'étendue du territoire où elle percevait la taille. En effet, les villages de Cors, de Ruffet, de Rossignol, de Eargues et de Reysset qui, administrativement, dépendaient de Saint Avit, étaient du taillable de la commune de Sainte Croix; de même, les villages des Fosses, des Fossettes et de Ridot payaient l'impôt à Beaumont, tandis que le village de la Couronade figurait sur le rôle de Molières. Il en résultait, pour les contribuables de Saint Avit, un préjudice grave, sur
I. Les privilégiés ou nnhies, ne pavant pas l'impôt étaient, pour la municipalité tle Saint Avit Sénieur, au nombre de quatre : Tabbé de Cadouin, Biron, Laulanié et IJouizolle. Comme nous le verrons plus loin, l'abbé de Cadouin possédait plusieurs terres a l'est de la paroisse, entre la Couronade et Grand Pcyssou : Coustin Bourzolle. qui habitait Lespinasse, possédait dans la paroisse de Saint Avit le domaine de Petit Pevssou et Pradinassc : Laulanié, dont la résidence était à Sainte Croix, avait à Saint Avit plusieurs terres, nf)tamnient la métairie de la Sellerie. Quant à Biron. j'ignore entièrement quelles étaient ses |>ossessions dans la paroisse de Saint Avit Sénieur ; il est probalile qu'elle^ se trouvaient au midi, dans la |i(>rtion de la paroisse voisine de Montlerrand.
MUNTCIPALITl^ DK SATXT AVIT Sl^NIKl'R TQQ
lequel les autorités do la comniime avaient ma ntes fois déjà, mais toujours on \-ain. appelé l'attention de l'administration centrale sous 1 ancien régime. Ils ne manquèrent pas, après la Révolution de 1789, de renouveler leur supplique aux administrateurs du régime nouveau : « Nous espérons, écrivaient les officiers municipaux de Saint Avit en septembre 1790 au district de Belvès. que le nouveau régime nous sera favorable et qu'il sera ordonné que les différents villages enlevés jusqu'ici à notre taillable ^eront classés dans notre rôle et qu'il sera assis sur toute la paroisse coUectivement prise une imposition comparative à celé des paroisses du canton et du district. »
Au cours de la Révolution et jusque sous le Consulat, la municipalité de Saint Avit ne cessa de réclamer au .^ujet de .ses impôts. Le i"^'" ventôse, an X, les commissaires répartiteurs, dans une supplique adressée au citoyen préfet \ exposent « que la commune de Saint Avit Sénieur est située sur un terrain sec, aride, pierreux et montagneux, par conséquent ingrat et très peu productif, au point que les terres ne produisent pas dans les meilleures années trois pour un, y compris la semence, et qu'on n'y recueille jamais la quantité de grains nécessaires à la nourriture de ses habitants ».
Et ils ajoutent :
« Cette commune a toujours été reconnue pour une des plus chargées de contributions foncières. Depuis dix ans, elle a éprouvé trois années de grêle qui ne lui ont pas la\ssé la semence -. Depuis la Révolution, elle a éprouvé encore une augmentation considérable, produite par quatre privilégiés. l'abbé de Cadouin.Biron, Laulanié et Bourzolles (voy. plus haut), qu'elle renfermait sur son territoire, parce que lorsqu'ils furent compris personnellement pour les .six mois de 1789. par un faux calcul, on les porta à une somme considérable qui, réunie aux impositions des anciens contribuables, ont servi de base pour assurer les nouvelles contributions 0, etc.
1. Archives municipales de Saint Avit, document communique par M. JarJel. instituteur.