Déposition Coindet. Houx, p
6. M., ibid.; Les efforts du postillon Toit et L'imprudence qu'il commit
en disant « à liante VOUS qu'il connaissait les principaux chefs et qu'à sa recommandation on ne brûlerait sûrement pas la maison de M. (le Meyrieu »,
liiicni mal interprétés plus tard» < >n en vinl à Le dénoncer comme Le complice des pillards et on vit momentanément dans son propos une preuve de la « conspiration ». Lettre du vicomte de Vaul\ à M de friniont. Lyon, iS août i7.Hy. Bibl. de Grenoble, mss., < >. 937.
des dépouilles du château de M. de Vaulx ' ». Pendant le pillage, de Rivais « était gardé devant la porte de la cour par une dizaine d'hommes armés de fusils, de fourches, ou d'autres armes : ». Les exhortations du lieutenant des employés des fermes, « homme doux et ayant l'air vénérable (sa tête était blanchie par les années) », l'intervention d'un boulanger, qui s'offrit en otage, décidèrent entîn les paysans à relâcher le malheureux sous-lieutenant, qui retourna à cheval à Bourgoin, et, épuisé par tant d'émotions, se fit saigner et s'alita 3.
D'ailleurs l'effectif de la colonne diminuait * : quelques paysans restaient à la Yerpillière, où ils achevaient le ravage du château de M. de Meyrieu, renforcés par de petites bandes qui venaient des villages voisins de Lyon ' : d'autres rentraient chez eux avec leur butin, ou allaient saccager le château du Layet, au Sud de la Yerpillière '. Les plus déterminés, au nombre de deux cents environ, passèrent la Bourbre 7. Us formèrent le noyau de la bande la plus acharnée, qui, jusqu'au 3o, parcourut le Nord du Viennois, en mettant le feu aux demeures seigneuriales.
A deux heures de l'après-midi, ils arrivèrent à Chamagnieu : en apprenant du concierge de ce château le départ
i . Déposition Coindet, Roux, p. 53.
2. Déposition de Jean-François Mattieu, lieutenant des employés des fermes, Roux, p. 55-56.
3. Procès-verbal du sous-lieutenant de Rivais, Bibl. de Grenoble, mss., O. 88o. A partir de la dévastation de la Verpillière, nous n'avons donc plus à notre disposition ce précieux document.
4. Elle était de huit cents hommes à Domarin, d'après la déposition de M. de Domarin, Bibl. de Grenoble, mss., O. 960; et elle avait été grossie encore depuis.