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Pavillon Caventou (Sels de quinine

Créée en 1896, cette fabrication n’a pas tardé à prendre une importance considérable. Il suffit, pour en donner une idée, de dire que l’installation actuelle permet d’obtenir une fabrication journalière de 20 kilos de sulfate de quinine.

Si l’on parcourt les ateliers de ce service, on trouve en y abordant par l’ouest, à droite, un magasin contenant la réserve des quinquinas destinés à la fabrication de la quinine. Cette réserve atteint, en temps normal, la quantité de 5o,ooo kilog. d’écorces de quinquina.

En face du magasin, on remarque l’atelier de broyage. La matière première y est concassée, puis pulvérisée et tamisée mécaniquement.

Dans l’atelier suivant, outre un moteur à vapeur de 25 chevaux actionnant les diverses machines du service, on voit toute la série des appareils où l’on traite le quinquina par les hydrocarbures lourds pour en extraire la quinine. Cet atelier est mis en communication, par une conduite souterraine, avec une vaste citerne contenant la réserve des hydrocarbures ; citerne dans laquelle on puise, à l’aide de pompes, les quantités journalières nécessaires à la fabrication. On évite ainsi, dans la mesure du possible, l’accumulation des matières inflammables dans les ateliers ; et, à la première alerte, on peut laisser couler ces liquides dans la citerne.

(1) La fabrication des sels de quinine est dirigée par M. Castel.

On arrive ensuite dans un grand atelier où s’opèrent les cristallisations successives du sulfate de quinine jusqu’à sa complète purification. Après chacune de ces cristallisations, le produit est recueilli dans de puissantes essoreuses, qui en séparent rapidement les eaux-mères. Celles-ci sont dirigées dans des bassines et reprises pour être traitées à leur tour.

A la dernière cristallisation, le sulfate de quinine, après l’essorage, est disposé dans des clayettes munies de papier absorbant, puis dirigé vers Y Étuve.

Cette dernière partie des ateliers du Pavillon Caventou est divisée en trois pièces principales : Y étuve chaude, où l’on sèche les clayettes et le papier ; Y étuve tempérée , où l’on amène le sulfate de quinine au degré de dessiccation voulu ; et, enfin, le local où le produit, complètement terminé et sec, est mis en boîtes ou en flacons.

Tous les ateliers du Pavillon Caventou sont éclairés à la lumière électrique.

Par suite de l’augmentation constante dans la production, on a dû donner plus d’espace au magasin des matières premières et déplacer les divers laboratoires dépendant des sels de quinine. Ils sont aujourd’hui groupés dans une annexe située à l’extrémité du Pavillon Nicolas Leblanc.

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