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EN FAVEUR DU PERSONNEL

Sur ses ressources normales d’exploitation, la Pharmacie Centrale de France, s'impose le sacrifice de faire des retraites à ceux de ses employés et ouvriers qui l’ont servie pendant un certain nombre d’années ; elle vient aussi en aide à leurs veuves s’il y a lieu.

Indépendamment de ces secours, elle prélève chaque année, sur ses bénéfices, une somme de Cinq mille francs , dont la Direction a la libre disposition en faveur de son personnel.

Les employés et ouvriers qui ont joui et qui jouissent de cette libéralité sont les suivants:

MM. Charchaude , de Paris.

Leprou, —

Mahoudeau, —

Melliet, de Paris. — Décédé.

Mmc Lagarès, de Paris. — Décédée.

MM. Duesme, de Paris.

Bechter, de Saint-Denis.

Sarthou, de Bordeaux.

Fourché , de Paris.

Maître , de Saint-Denis.

Mmc Froquières, de Saint-Denis.

M. Dufaur, de Paris. — Décédé.

Mme Vayrassat, de Paris.

M. Vé^ard, de Saint-Denis.

La Direction actuelle a fait aménager avec soin, un réfectoire qui reçoit les employées et ouvrières, pour qui il serait incommode de prendre les repas au dehors. Un autre réfectoire pour le personnel masculin vient d’être installé.

Depuis l’année 1896, le Directeur de la Pharmacie Centrale de France a organisé un système permettant de remettre à chaque employé, après six mois de présence, un livret individuel de la Caisse Nationale des Retraites pour la Vieillesse.

Lorsqu’un employé ou ouvrier se marie, il reçoit une gratification de vingt-cinq francs s’il a au moins un an de présence ; si un mariage se fait entre deux employés de la Pharmacie Centrale de France, la gratification est double.

Les enfants issus de ces unions sont gratifiés d’un livret de Caisse d’Épargne de vingt-cinq francs, à la condition toutefois, que les parents aient cinq ans de présence ; quand ces enfants ont atteint l’âge de trois ans, les livrets de Caisse d’Épargne sont transformés en livrets de la Caisse Nationale des Retraites pour la Vieillesse.

Tous les employés et ouvriers des deux sexes doivent faire partie d’une société de secours mutuels leur assurant, en cas de maladie, les soins médicaux et pharmaceutiques, ainsi qu’une indemnité journalière.

La Pharmacie Centrale de France leur procure ces soins pendant les cinq premiers jours de leur maladie, et les continue à ceux qui, à raison de leur âge, ne peuvent faire partie d’une société de secours mutuels.

Elle subventionne, par des dons ou des cotisations annuelles, un certain nombre d’Associations et Sociétés de Secours Mutuels, notamment la Société municipale du quartier Saint- Gervais et l’Association des employés droguistes de la Seine, dont font partie deux cents employés des deux sexes.

Elle subventionne également « La Société des Laboratoires Bourbouze», qui a pour but de développer l’enseigne-

ment pratique gratuit de la Physique, de la Chimie et de l’Électricité, appliquées à l’Industrie. Cette dernière Société, fondée en 1895, dans des conditions très difficiles, a toujours été l’objet de la constante sollicitude du Directeur de la Pharmacie Centrale de France.

Toujours sur son initiative, plusieurs chefs de service sont attachés gratuitement, les uns comme professeurs, les autres, comme administrateurs, à cette institution unique en France, sur laquelle les Pouvoirs publics veulent bien apporter leur bienveillant concours, en donnant des prix, des récompenses honorifiques et des subventions.

Depuis la fondation, vingt-quatre de nos employés suivent ou ont suivi les cours, et la plupart d’entre eux ont été récompensés, dix ont reçu des prix d’honneur, offerts par les différents Ministères et deux autres le Grand Prix que Monsieur le Président de la République veut bien mettre chaque année à la disposition de cette Société si intéressante et si utile au Commerce et à l’Industrie .

Enfin, deux collaborateurs de M. Charles Buchet, MM. Daniel, professeur, et Bertin, trésorier, ont reçu les palmes académiques, pour services gratuits rendus à cette œuvre éminemment philanthropique.

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