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LE JUGEMENT

I . Un des traits caractéristiques de l'esprit moderne est de vouloir, par tous les moyens, affaiblir le sentiment de la responsabilité. On a même nié la liberté humaine : pourquoi? pour n'avoir pas à être responsable. A quoi bon?

L'homme n'est pas responsable de ce qui n'est pas en son pouvoir, mais il est responsable de tout ce qui tombe sous les décisions de sa libre volonté.

Vivre, mourir et être jugé, voilà notre histoire. (Hebr., IX, 27.)

La mort est le terme de l'épreuve, puis chacun doit être récompensé selon ses œuvres.

Toutes les choses secondaires cessent à la mort, il ne reste que la chose essentielle : la manière dont l'homme s'est conduit par rapport à la très sainte volonté de Dieu.

Le voile de la matière et des sens est tombé : l'âme aperçoit dans toute sa réalité sa conduite morale. Et cette vue claire, c'est le jugement.

Le juge, c'est l'Homme-Dieu, Jésus-Christ, Dieu, omniscient, souverainement juste.

L'accusé, c'est l'homme dans ses différentes situations, dans ses œuvres, ses paroles, ses pensées, ses omissions, avec toutes les grâces reçues.

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