LE CHRIST HT LA SEPARATION DES ESPRITS 7S
présence des représentants du sacerdoce et des pieuses âmes d'alors. Elle eut lieu par l'intermédiaire de Marie, qui parut au temple avec son Fils pour accomplir fidèlement une prescription de la loi.
Jamais sacrifice plus excellent ne fut offert dans le ^ temple. Le temple resplendit alors de la majesté prophétique ; et l'antique sacerdoce, en élevant le Sauveur dans ses bras, atteint l'apogée de sa mission.
Siméon et Anne sont, comme Zacharie et Elisabeth, l'expression de la sainteté de l'Ancien Testament dans la prière, la pénitence, l'observation de la loi et le désir du Messie.
Leur attente n'est pas celle du Juif : ils n'attendent pas un Messie d'argent et de plaisirs charnels. Ils attendent un Messie de souffrances qui sera, même pour le peuple d'Israël, un signe de contradiction.
Ils font leur choix, ils se séparent du peuple impie ; et, par les dispositions de leur cœur, ils prennent place près de la Mère des douleurs, au pied de la croix.
2. Si le Christ est un signe de contradiction, l'origine du salut et l'occasion de la ruine, il l'est sur les bras de sa Mère. Jésus et Marie demeurent très intimement unis.
En ce qui concerne Marie elle-même, les pensées des hommes seront aussi manifestées pour leur salut ou pour leur perte. Personne, non plus, n'est indifférent envers Marie. Ou bien on l'acclame bienheureuse ainsi que le fait l'Évangile, dans le Magnificat, ou bien on l'outrage.
D'un regard prophétique, Siméon aperçoit le mont du Calvaire avec Jésus et Marie ; tous les hommes et tous les peuples passent devant le Calvaire et ils expriment leur adoration ou leur haine, leur amour ou leur mépris, pour leur salut ou pour leur ruine.