‹ La philosophie chrétienne de la vieChapitre 285 sur 344 · LA MERE DES DOULEURS 3O · texte numérisé non relu

LA MERE DES DOULEURS 3O

seul l'avait poussée à être personnellement présente à la mort de Jésus. Malgré les injures et les paroles railleuses des assistants, elle resta jusqu'à la fin courageusement et intrépidement. Elle voulut avoir une part aux souffrances et à l'ignominie de son Fils. Elle ne voulut pas être mieux traitée que son divin Fils.

2. Souffrons, nous aussi, comme Marie a souffert. Que la foi chrétienne fasse comprendre à notre âme la valeur de la croix. Avec une humilité sincère, sachons nous oublier nous-mêmes quand l'intérêt du Christ le demande. Que le désir de plaire aux hommes, que le respect humain, ne nous empêchent jamais de prendre ouvertement parti pour le divin Crucifié, qu'ils ne nous fassent jamais renier les principes du Sauveur. Ne perdonsjamais courage en présence de la persécution que souffre l'Eglise du Christ ; ne nous laissons point déconcerter par les triomphes apparents de l'impiété. Dans la tempête, demeurons fermes au pied de la croix.

En toute occasion, Marie répéta toujours dans son cœur la parole : « Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole. » (Luc, i, 38.) Quoi qu'il arrive, que notre cœur demeure attaché à la volonté de Dieu.

3. Tant que les chrétiens qui aiment Dieu regarderont la croix, la dévotion à la Mère de Dieu ne saurait disparaître. Comment aimer Jésus de tout son cœur et ne pas honorer sa très sainte Mère ? La Mère de Dieu au pied de la croix n'est-elle pas le refuge de tous les affligés ? Là, que de cœurs oppressés ont été consolés ! que de larmes ont été séchées !

Page 1