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LE CURHTIEN SERT UNE GRANDE CAUSE 4O

L'homme n'est pas seulement un individu ; il n'est pas un atome isolé : il est membre d'ilne famille, d'une communauté, d'un Htat; il est membre de l'humanité entière. Il est donc convenable que non seulement l'homme isolé, mais aussi toute l'humanité dans son unité visible, l'humanité unie d'après la volonté de Dieu par les liens de la collectivité, soit présente au tribunal de Dieu.

Un jugement rendu publiquement est en harmonie avec la justice divine. Trop souvent, sur la scène de ce monde, la cause de Dieu a été insultée et outragée dans la personne de ses serviteurs fidèles, tandis que le mal triomphait dans la personne des contempteurs de Dieu. Dieu se doit donc à lui-même de donner une justification unique et grandiose de sa conduite envers tous les hommes et tous les peuples. Le second acte, qui apporte la lumière et le dénouement, doit suivre les complications et les obscurités du premier.

3. Pour bien comprendre le jugement dernier, il faut considérer le Sauveur du monde, Jésus.- L'univers s'explique surtout par l'humanité ; et l'humanité entière s'explique par Jésus-Christ. Tout à cause du Christ !

Dieu a créé le monde pour se préparer, de la part de la créature, une glorification naturelle dont la valeur reste finie. Dieu, ensuite, est venu parmi nous, pour se préparer, dans l'humanité ainsi divinisée, une glorification surnaturelle. La glorification de Dieu en Jésus-Christ, tel est le but suprême du monde et le but suprême de l'humanité. Voilà la cause que sert le chrétien. C'est une grande cause.

Le jugement dernier, révélation unique et grandiose, répond à ce but. Le Père céleste devait pour ainsi dire cette manifestation à son Fils unique, Jésus-Christ.

4. Le jour extraordinaire est préparé par des avantcoureurs extraordinaires. Des perturbations et des ébranlements se produisent dans le système du monde. Puis la Toute-Puissance divine intervient directement : par l'intermédiaire des anges (la sainte Ecriture parle par figure d'une trompette), cet ordre retentit : « Levez-vous, morts, et venez au jugement ! »

Alors tous les hommes sont définitivement rangés, les uns à droite, les autres à gauche. Tous doivent rendre hommage à la souveraineté de Dieu en Jésus-Christ. Mais cet hommage n'est point le même à droite et à gauche.

Le Christ apparaît avec le signe de la croix. Jadis il était venu dans l'humilité et l'abaissement : aujourd'hui il vient dans la puissance et la souveraineté.

Des manifestations antécédentes, nous pouvons conclure à celle du dernier jour. Dans la création, la Toute-Puissance divine n'apparaît, pour ainsi dire, que comme une ombre de la grandeur de Dieu. Sur le mont du Calvaire, la Toute-Puissance divine manifestait la miséricorde. Sur l'autel, nous voyons la Toute-Puissance au service de l'amour. Que fera donc la Toute-Puissance divine lorsqu'il s'agira de la glorification et de la justification de Jésus- Christ ?

Quelle joie pour les justes ! Jadis ils avaient servi le Sauveur méprisé, persécuté par le monde; ils s'étaient laissé railler, moquer, tourmenter jusqu'à la mort pour leur Sauveur.. Maintenant ils voient ce Sauveur, Fils de Dieu, dans l'infinie majesté, qui est la compensation et le dédommagement de l'humilité de son premier avènement.

Quel spectacle foudroyant pour les méchants ! Dans ce Christ, qu'ils ont autrefois méprisé, persécuté, honni en lui-même et en ses fidèles, ils voient maintenant leur Dieu, leur Seigneur et leur Juge.

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