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LE KANTISME ET SES ERREURS

Par le R. P. Tilmann PESCH, de la Compagnie de Jésus

Traduit de l'allemand, par LEQUIEN, agrégé de philosophie ln-i2 3.50

Nos lecteurs connaissent déjà la valeur de la première étude du Père Pesch sur le Kantisme : Kant et la science moderne. Il nous suffira donc d'annoncer la seconde : Le Kantisme et ses erreurs, qui offre les mêmes qualités de netteté dans l'exposition et la réfutation. Tout l'ouvrage va à prouver que le Kantisme, donné pour fondement à la science, est lui-même sans fondement. Pour y parvenir, le Père Pesch démonte successivement les principales pièces du système kantien : \ts jugements synthétiques a priori, les formes a priori de la sensibilité ; le temps et Y espace, les catégories de l'entendement, les noum'enes, etc., et il en fait toucher du doigt les point vermoulus. Nombre d'esprits, parmi nos contemporains, se sont laissé fasciner par l'aspect grandiose de la synthèse kantienne. C'est qu'ils regardaient obstinément en haut, oublieux de scruter les bases mêmes de l'édifice, qui cachent, il est vrai, les subtilités d'une métaphysique nébuleuse. Le Père Pesch a dissipé les nuages accumulés, en montrant que Kant n'a pas prouvé la possibilité de ses jugements synthétiques a priori. Ce fondement imaginaire enlevé, le système apparaît tel qu'il est, c'est-à-dire comme une construction ingénieuse sans doute, mais une construction en l'air. {Etudes religieuses.)

PARIS, Librairie DE P. LETHIELLEUX, Éditeur, rue Cassette, io

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