‹ La philosophie d'Auguste ComteChapitre 128 sur 161 · I. Pol. pos., ÎI · texte numérisé non relu

I. Pol. pos., ÎI

a. Cours, V, 54i-5.

3. Correspondance de Comte et de J. S. Mill, p. 458 (i4 juillet i845).

statuer pour le clergé catholique, il correspond une attribution analogue pour le pouvoir spirituel moderne1. En un mot, excepté le dogme, Comte emprunte au catholicisme du moyen âge à peu près tout : son organisation, son régime, son culte, et, s'il le pouvait, son clergé et ses cathédrales. Sa religion sera un catholicisme désaffecté.

La séparation du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel, réalisée par le catholicisme au moyen âge, marque un progrès décisif dans l'histoire de l'humanité. Mais elle n'était pas définitivement établie. Le régime dont elle faisait partie a dû disparaître, à cause de (( l'antipathie réciproque » des éléments qui y étaient compris. La marche ascendante de l'esprit positif, et la résistance du dogme théologique ont d'abord ébranlé, puis détruit l'organisation catholique du xme siècle. De cette période « organique », la société européenne a passé à une période « critique » , qui a rempli des siècles, et que seule la philosophie positive est capable de clore. Toute l'histoire moderne, politique, religieuse, scientifique, esthétique, économique, etc., n'est, au fond, que la succession des étapes nécessaires à ce double travail : décomposition du régime du moyen âge, et préparation de la période positive. Dans une première phase, qui occupe les xive et xve siècles, le mouvement reste spontané. Il ignore le but où il tend. Dans la seconde, qui va jusqu'à la fin du xvm64 siècle, la désor

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