‹ La philosophie de Jacobi [microform]Chapitre 7 sur 138 · RoTH, I, 39-40. Lettre au comte de C. . du 11 juin · texte numérisé non relu

RoTH, I, 39-40. Lettre au comte de C. . du 11 juin

VIE DE JACOBI

■M:émm.

de pVendrfe- AT Smith pour guide, et Turgol pour modèle. Jàcobi eut àlïiltor contre une opposition tenace et puissante. Bientôt des signes de disgi-âce apparurent. Les adversaires de Jacobi n'eurent pas grand'peine à rendre suspect un homme qui avait le double tort d'ôtre protestant, et de propager les théories nouvelles. Se maintenir par l'intrigue, il en était bien incapable. Bientôt il se retira, sans trop de regrets, dans sa chère maison de Pempelfort. Ce passage dans les fonctions publiques n'avait été, à tout prendre, ni sans intérêt ni sans profit pour le futur philosophe. Il y avait acquis une certaine expérience politique, qui se fera sentir dans ses jugements sur la Révolution française. Il avait pu aussi pousser plus avant ses études économiques; il avait vu comme il est malaisé de passer de la théorie à la pratique, dès qu'il faut compter avec des préjugés et avec des habitudes invétérées. Enfin, il avait pris définitivement, conscience de sa vocation. La nature ne l'avait pas fait naître pour administrer, mais pour écrire.

'Depuis plusieurs années il s'y était essayé. Son nom avait paru pour la première fois dans le Mercure allemand àa Wieknd, au bas de modestes comptes rendus. Déjà s'y annonçaient ses idées sur les rapports de la raison et de l'instinct, et sur la nature du sentiment religieux. Mais en 1774, un événement d'une importance capitale vient donner à la vie de Jacobi sa direction définitive. Il fait la connaissance de Goethe, et se lie avec lui. Jacobi ne l'avait point recherché. Môme, nous dit son biographe •, il avait plutôt redouté de le rencontrer. Au moment de voir ce jeune poète déjà célèbre, il n'avait . ressenti qu'une grande curiosité. Après qu'il l'eut vu, il se . sentit un autre homme. Au contact de Gœfhe, il crut à sa: propre originalité*. Il s'enhardit à écrire, lui aussi, des romans. Une partie des Lettres cTAllwill parut en 1775' dans le journal /m, et la suite dans le Mercure allemand y dé 1776. Le premier fragment de Woldemar fut publié dans

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