XVI PRÉFACE
branches de la science dont il s'est occupé. La part qu'ont eue ces entretiens à la formation de mes opinions est de telle nature qu'il faudrait me condamner à un complet silence si je voulais ne leur rien emprunter. J'en ai tiré ce que je dis sur les époques de la Terre, ainsi que sur le développement de la vie organique, et généralement tout ce qui, dans ma manière de considérer la nature, ne rentre pas absolument dans le domaine commun. Le germe de ma théorie sur l'individualité appartient à la même source. Les pensées de l'ami dont je parle sur la philosophie de la Nature, n'ont pas été publiées par leur auteur. J'ignore le sort qui les attend, et si le peu que j'en ai laissé entrevoir n est pas approuvé, la faute en est sans doute à celui qui, par 'l'effet d'une nécessité facile à comprendre, a présenté quelques idées générales en les détachant de leur ensemble et de leurs preuves, et qui, peut-être, les a altérées en se les assimilant. Ces motifs m'empêchent de placer ici le nom de mon maître J. Si les vues que je lui dois paraissent justes et fécondes, il me sera doux de lui rendre hommage.
Et maintenant, le système que je propose répond-il à quelque besoin de l'intelligence et de l'âme, répond-il, par les applications où il con -
1 C.-F. Schimper (4878).