‹ La Philosophie de la LibertéChapitre 5 sur 103 · VUI PREFACE · texte numérisé non relu

VUI PREFACE

rite révélée ne saurait être l'objet d'une démonstration philosophique, attendu que Dieu n'aurait pas révélé ce que l'esprit humain peut découvrir par ses propres forces. En réalité nous ne savons points 'quand l'esprit humain est livré à sespropres forces, et quand il ne l'est pas. Mais ce que nous savons, c'est que la sphère de l'expérience s'agrandit|chaque jour. Peut-être serait-il vrai de dire que la raison change elle-même, si du moins les axiomes de la philosophie doivent être pris pour l'ouvrage et pour l'expression de la raison : ne voyons-nous pas les philosophes postérieurs au christianisme les plus jaloux de la pureté de la science poser hardiment en principe la création absolue, à laquelle la philosophie grecque ne s'est jamais élevée et qui renverse ses axiomes les plus évidents? Ainsi le fait à expliquer a varié ; l'instrument des découvertes s'est modifié, et si le christianisme n'est pas étranger à ces transformations, l'objection tombe d'elle-même. On ne dira pas qu'il est impossible à l'intelligence humaine d'atteindre la vérité révélée, mais on dira qu'il fallait que Dieu révélât la vérité pour que l'intelligence humaine pût la comprendre et la démontrer.

Un système philosophique indépendant , dont les conclusions s'accordent avec la religion chrétienne, témoigne en faveur de la vérité et par conséquent de la divinité du christianisme. Ce

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