‹ La philosophie de Malebranche (volume 2)Chapitre 29 sur 117 · EDcore de Bossuet au môme chapitre · texte numérisé non relu

EDcore de Bossuet au môme chapitre

3. Voir aussi LeUres sur la rnélaph, ei la relig, IW, 2. «Rien n*e8t plus Duix que ce que J*entend8 dire : savoir que Dieu est nécessité par Tordre, qui est lui-même, à produire tout ce qu*il pouvait faire de plus parfait. Ce raisonnement irait à prouver que ractuelle production de la créature est éternelle et essentielle au Créateur, v Dans toute cette lettre, Fénelon, a sans vouloir critiquer ni nommer per- Bonne,» et en « laissant librement raisonner chacun autant que la religion le permet, » pense très-certainement à Malebranche, quand il parie de ces Cartésiens « qui ont embrassé des opinions trop hardies en s'appuyant sur les principes de Descartes, » et «de plusieurs philosophes de son temps, d'ailleurs très-estimables, qui n*ont pas eu assez d'exaclUude dans ce qu*ils ont dit sur la liberté de Dieu pour ses ouvrages extérieurs. »

3. Réfutation^ ch. xx et xxii. — Dans un fragment sur le culte dû à Dieu, Bossuet dit : « Si la religion chrétienne donne aux hommes un médiateur nécessaire pour aller à Dieu, c'est-à-dire Jésus-Christ, ce n*est pas que Dieu dédaigne leur nature qu'il a faite ; mais c'est que leur péché, qu'il n'a pas fait, a beso'm d'être expié par le sang du Juste. »

fût une chose contraire à Tordre, indigne de Dieu, mauvaise Ml ne faut plus dire enfin que Dieu devait, pour se conformer à Tordre, produire son ouvrage parles voies les plus simples ; car c'est laisser croire que ce même ouvrage, produit par des voies plus composées, coûterait quelque chose de plus à la volonté divine, c'est oublier que la perfection et la simplicité se trouvent non dans Touvrage, mais dans Tacte créateur, c'est imposer à Dieu la nécessité de faire le meilleur, ce qui, nous Tavons vu, est une chimère*. Ainsi Fénelon sauve la liberté divine sans porter atteinte à la sagesse, et pour cela il lui suffit de comparer la vraie notion de Tètre parfait et la vraie notion de la créature. Il montre Malebranche entraîné par Toubli de ces principes aux plus fâcheuses conséquences : la création nécessaire si Tordre exige que Tunivers soit le plus parfait qui se puisse concevoir^; tout autre monde que le monde actuel impossible, et à vrai dire mauvais en tant que contraire à Tordre * ; la création et le Verbe

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