‹ La philosophie de Malebranche (volume 2)Chapitre 76 sur 117 · Témoignage du sens irùime, t. f, p · texte numérisé non relu

Témoignage du sens irùime, t. f, p

2i2 DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE II.

se regarder en dedans S» que Ton doit c traiter la métaphysique comme la physique, » et que la métaphysique est en effet m Phisloire naturelle de Fesprit humain*.» € La vraie philosophie, dit-il encore, ne cherche pas ce qui peut être, mais ce qui est'. » Aussi n*élève-t-elle pas tout d*abord de doutes chimériques sur l'existence des choses pour s'épuiser ensuite à les démontrer, c Le bon sens nous dit qu*il est inutile de nous fatiguer à discuter scrupuleusenœnt des choses dont nous sentons que nous serons constamment persuadés, quel que soit le succès de notre examen, comme il nous dit qu'il y a de la folie à nous raidir contre l'évidence^.» Que faut-il donc faire? renoncer à démontrer ce qui se sent, et admettre, c qu'il y a des vérités cer^ taines qu'on ne peut déduire d'aucune démonstration, qui contribuent autant au fond de notre raison que les vérités dans l'ordre des abstractions, et qu*on peut appeler la foi naturelle^.» Ainsi l'abbé de Lignac dislingue très-bien entre ce que j'appellerais les données concrètes et primitives de la connaissance, d'une part, et les notions abstraites et ultérieures, d'autre part. Il voit que l'esprit débute par le concret, par le réel, et il comprend que Tes-

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