‹ La philosophie de Malebranche (volume 2)Chapitre 86 sur 117 · llÀd., part, vi, ch. i · texte numérisé non relu

llÀd., part, vi, ch. i

3. Rappelons que la première édition de la Défense est de 1748.

une œuvre de sa jeunesse : il n'y fait aucun changement, mais il veut concilier avec le sens commun ces théories si différentes des théories communes, et il en ôte tout ce qui pourrait être choquant. Il essaie donc d'exposer les pensées de Malebranche correctement^ avec précision et simplicité. Voici ce qui lui paraît incontestable. 1* Dans la perception d'un objet il convient de distinguer Va/fection ou modification de Tintelligence qui perçoit, de ridée ou image intelligible, qui représente l'objet même à l'esprit. 2* Dans la simple perception l'intelligence est passive. 3' Cette première opération de l'intelligence, à laquelle on donne en logique le nom de simple appréhension, n'est pas sujette à l'erreur. 4* Cette simple perception est produite dans l'âme par l'action de Dieu, non pas en ce sens que Dieu présente à découvert son essence à l'esprit humain en cette vie, comme beaucoup l'ont entendu à cause de l'expression figurée de Malebranche, prenant de là occasion de le traiter de visionnaire; mais en ce sens que Dieu qui contient éminemment les idées de toutes choses, en imprime par son action sur l'esprit la ressemblance intellectuelle qui est l'objet immédiat de la perception.

Ainsi, ajoute Gerdil, Dieu est le principe qui fait l'action sur l'âme de l'homme ; l'âme est le sujet qui reçoit l'action : or, il n'y a pas de distinction

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