‹ La philosophie de Malebranche (volume 4)Chapitre 7 sur 93 · Des vraies et des fausses idées ^ ch. xvii · texte numérisé non relu

Des vraies et des fausses idées ^ ch. xvii

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en tant que sa substance est représentative des êtres créés et participable par eux ; en ce sens donc ce n'est pas lui que nous voyons, mais ce qui en lui a des rapports avec les créatures * •

Je devais venger Malebranche de ces injustes attaques d'un critique trop désireux de le surprendre en contradiction avec lui-même. Une fois ces fantômes écartés, j'avouerai qu'Àrnauld saisit avec une admirable sagacité tous les points faibles du système et excelle à les mettre en lumière soit par une argumentation vigoureuse et subtile, soit par d'ingénieuses saillies. Il nous montre Malebranche faisant la guerre aux êtres représentatifs tels qu'on les

admettait dans l'école, puis les adoptant à son tour parce que de vieux préjugés le dominent à son insu; ces préjugés il les signale avec une parfaite netteté : c'est l'assimilation fausse de la connaissance ou vue de l'esprit à la vision corporelle : de là cette fausse persuasion que les objets ne peuvent être connus s'ils ne sont présents, et que ce qu'on voit ce ne sont pas les choses, mais leurs images ^. C'est plaisir que de suivre Arnauld dans cette lutte contre les êtres représentatifs. Reid même n'a rien dit de plus sensé et de plus vif. Sans doute on voudrait qu'Arnauld n'oubliât point que pour Malebranche les êtres représentatifs ne sont

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