Ré fl ex. philos, el lhcol.,J, ch. vjii
2. Voici le canon entier : « Si quis dixerit liberiim hominis arbitrium, a Deo motum et excitatum, nihil cooperari assentiendo Deo excilanti atque vocanli, quo ad oblinendam justificationis gratiam se disponat ac pra^paret, neque possc dissentire si velit : sed veluti inanime quoddam nihil omnino agere, mereque passive se habere : anathema sit. »
par elle-même à un bien particulier l'impression qu'elle reçoit de Dieu vers le bien en général. La cause occasionnelle est donc une vraie cause. Dieu nous poussant vers le bien est comme l'air poussé indifféremment dans les tuyaux d'un orgue; nos mouvements libres, ce sont les mains de l'organiste qui produisent tels ou tels sons. Où est ici la cause véritable? N^est-elle pas celle que vous appelez occasionnelle ^ ? De quelque côté que l'on envisage les choses dans le monde moral, les deux inconvénients opposés de la théorie reparaissent toujours. Les événements humains sont présentés comme une suite nécessaire de l'ordre de la nature : ce qui est dégrader les hommes, les faire agir en bêtes, les dépouiller du libre arbitre. Mais Dieu n'agissant pas par des volontés particulières, n'a plus, à ce qu'il semble, le pouvoir de remuer les cœurs, et de plus, les événements humains étant des suites des lois générales, beaucoup de choses arrivent, ce semble, sans dessein, et Dieu, asservi aux causes occasionnelles de son action, exécute tout dans ce système, mais n'ordonne pas assez -.
0** Les causes occasionnelles dans le monde moral étant des natures intelligentes qui ont de l'affection pour nous, et par cette affection déterminent la volonté générale de la cause universelle à