Cf. F. Rosenbei'ffer, oj)., cil, p. Jl, note i
:i. Galilée a môme suggéré des moyens de mesurer celte vitesse. Cf.
Isaac Voss, dans son célèbre ouvrage sur la Nature de la Lumière * pose en fait que la lumière n'est pas un corps. Les corps sont impénétrables de leur nature et ne peuvent coexister au même lieu. La lumière jouit de propriétés exactement inverses. Rien n'est plus aisé à réaliser que la pénétration d'un rayon de lumière par un autre, ou la concentration de différents rayons en un seul point géométrique. L'expérience classique des miroirs ardents, déjà réalisée par Arcliimède, montre qu'on peut réunir au foyer d'un système optique une infinité de rayons lumineux venant de directions différentes. La substance de la lumière n'est autre que le feu, et celui-ci, d'après Voss, n'a rien de matériel. Ce n'est pas, comme les Anciens l'ont conçu, un élément comparable à l'air, à l'eau ou à la terre. Le feu est une chaleur intensive produite par l'ébranlement violent des corps solides, mais cet ébranlement n'est pas corporel, il est l' « acte qui dissout les corps » (actus dissolvens corpora). Bien qu'immatérielle, la lumière est pourtant quelque chose de réel, au même titre que le son, l'odeur, la saveur, la force magnétique "^ Même dans le vide, il faut considérer que la lumière existe encore. Mais elle parcourt le vide d'une manière invisible et instantanée, et ne redevient visible que dans les corps solides, à proportion même de leur solidité, c'est-à-dire à proportion que les parties poreuses y sont plus réduites.
L'optique de Grimaldi est fondée tout entière sur l'observation d'un phénomène nouveau, le phénomène de la diffraction. Grimaldi avait constaté qu'un rayon de lumière, pénétrant dans une chambre obscure par un orifice étroit, s'élargit à partir de l'ouverture en s'écartant sensiblement de la ligne droite. Il avait même vérifié que cette tendance à la courbure subsiste dans les rayons de lumière qui ont subi une première diffraction. Prenant un rayon dévié par un premier orifice, il le fai-
Discorsi e Dimonstrazioni intovno a due Scienze nove, Leyde, 1G38, traduction allemande dans les Classiques d'Ostwald. p. 38-iO.