‹ La philosophie de Newton (volume 3)Chapitre 173 sur 223 · Cf. r/ill. Tvans., n. 84, p · texte numérisé non relu

Cf. r/ill. Tvans., n. 84, p

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prendre cette qualification dans un mauvais sens, bien qu'il ait conscience de n'avoir mis dans son Optique que « des propriétés certaines et assurées de la lumière ». liecliercher la nature de ces propriétés estdaprès lui une tâche stérile, et dont toute théorie, même celle de ses adversaires, peut aisément s'acquitter. C'est ainsi, pense-t-jl qu'il n'ya aucune difliculté à interpréter les expériences, soit dans les idées de Grimaldi, soit dans celles (1<> Houke, soit dans celles de Descaries, ou d'autres encore. Mais celte interprétation n'est pas l'essentiel. La véritable méthode scientifique ne consiste pas à épuiser les hypothèses abstraites grâce auxquelles un fait est concevable, et à préférer parmi ces hypothèses celle qui mène aux conclusions les plus cohérentes. Une théorie doit être choisie non à la suite d'éliminations abstraites, mais à la suite d'une élimination concrète portant sur l'ensemble des faits. Or à ce point de vue, la théorie de la dispersion, sous la forme positive ([ue lui donne Newton, ressort manifestement des faits. Elle est donc une hypothèse si Ion veut, mais une hypothèse qui demeure vraie indépendamment de tout ce que nous conjecturons sur l'essence de la lumière. Les conceptions corpusculaires et les conceptions ondulatoires s'y accommodent également bien. Elle est valable scientifiquement autant qu'une loi scientifique peut être assurée.

Les objections de Limis ^ et de Uœas- sont presque toutes des objections expérimentales. Elles appriMinciit assez peu de chose sur la théorie que ces physiciens opposaient à celle de Newton, et les réponses qu'y donne Newton font voir qui! ne jugeait pas nécessaire de modifier en rien sa conception. On peut dire que pendant la période qui va de 1672 à 1675 la pensée intime de Newton est restée invariablement la même. L'idée que la lumière est la manifestation sensible dune substance analogue aux substances matérielles, que les rayons sont des émanations moléculaires des corps incandescents, que leur émission, leur réfraction, ont une origine purement mécanique, a certainement été pendant longtemps l'idée de derrière la tête de Newton. Seulement cette idée il se trouve contraint de

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