Cf. De Mundi Sysl., p
milieu qu'on voudra, corporel ou incorporel, qui pousse l'un vers l'autre d'une manière^quelconque les corps qui y nagent ' ». Dans tous les cas les phénomènes restant les mêmes, le nom seul est change. Lorsque nous nous servons du mot d'atlraction, nous choisissons parmi toutes les expressions celle qui semble la plus pratique. 11 est" certain qu'elle n'est pas sans défaut, et Newton s'en rendait compte lui-même-. Mais l'imperfection du langage ne change rien au.\ mesures, et l'objectivité des lois ne dépend pas des signes dont nous les revêtons. Est-ce à dire qu'il faille s'en tenir, dans l'interprétation de la loi de Newton, à l'attitude traditionnelle qui consiste à donner de cette loi la formule suivante : tous les corps matériels se meuvent, non pas sous l'effet d'une attraction proportionnelle aux masses et inversement proportionnelle au carré de la distance, mais comme si une pareille attraction existait. Celle interprétation a trop longtemps passé pour la traduction complète de la pensée de Newton. Nous ne croyons pas quelle réponde entièrement à l'esprit de sa méthode. 11 estjuste de dire que Newton lui-même a souvent employé des expressions de ce genre. Mais c'est presque toujours pour désigner l'attraction d'un centre fictif sur des centres réels. Par exemple, lorsque deux masses s'attirent sans qu'aucune d'elles soit assujettie à demeurer fixe, tout se passe comme si elles ne s'attiraient pas, et quelles fussent attirées lune et l'autre avec une force convenable pai' un troisième corps placé dans leur centre commun de gravité ^. 11 v a donc une part de vérité dans la traililion qui assigne à Newton un langage aussi réservé. Newton attribuait à sa loi une vah.'ur nominale, et il est certain qut> la recherche des causes se ramenait pour lui à une délinilion mathématique.
Néanmoins il serait inexact de croire que tout soil dil lors- (pi'on s'est abrité sous ini langage dubitatif. Les planètes se comj)orlenl comme si elles suivaient la loi de Newton, c'est là