‹ La Philosophie de NewtonChapitre 48 sur 202 · PR LT · texte numérisé non relu

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lysis per Æquationes Infinitas, qu'on a retrouvée en copie dans les manuscrits de Leibniz porte déjà sa propre notation, d'où résulte évidemment qu'il l’a reçue à une date ultérieure.

Par l'entremise d’Oldemburg, Leibniz entra ensuite en relaüons directes avec Newton. C’est de cette époque que datent les lettres importantes de Newton à Leibniz (13 juillet 1676, — 24 octobre 1676) où déjà Newton réservait ses droits de priorité ? et les réponses de Leibniz (27 août 1676 — 21 juin 1671) où ce dernier prétendait déjà à une généralité supérieure *. Il semble bien qu'à cette époque Leibniz ait été en possession de l'essentiel de sa méthode, et qu'il en doive les premières suggestions non pas aux allusions de Newton, mais à l'étude approfondie de Fermat, de Wallis, de Barrow, de Sluse et de Hudde. C'est en 1684 et en 1686, en un temps où Newton faisait encore mystère de ses procédés de quadrature, que parurent dans le Journal des Scavans les deux premières publications de Leibniz touchant la méthode infinitésimale *. Leibniz y rend hommage aux lravaux éminents de Newton, et Newton en 1687, dans un Scholie des Principes rendit à Leibniz ses marques de courtoisie.

Il serait bien difficile de comprendre comment un désaccord quelconque aurait pu surgir entre deux esprits aussi conscients de leur valeur, s’il ne fallait compter avec les rivalités d'écoles, qui ont toujours été la source des disputes scientifiques. Ce n’est pas Newton ni Leibniz, ce sont les disciples de Newton el les disciples de Leibniz, poussés par un zèle excessif ou une vue exclusive des choses, qui ont opposé l’une à l’autre deux méthodes faites en réalité pour se compléter. Que manquait-il à la méthode de Leibniz pour devenir légale de celle de Newton ? L'interprétation physique qui permettait à Newton de sou-

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