XX INTRODUCTION
de l'intelligence étant l'unité dans la pluralité, par conséquent la relation, la relation doit être elle-même objective, fondée sur la réalité; si bien que le réel, ovtcoç ov, est uile conciliation du multiple et de l'un, sous la forme de l'Idée; la relation est immanente à l'absolu même de l'être. Objectivité des relations, voilà la formule moderne par laquelle on a traduit le platonisme. Subjectivité des relations, telle est au contraire la formule de l'idéalisme subjectif, qui explique les relations découvertes dans les choses, les lois, genres, types, causes, etc., par la nature du sujet pensant; d'où il résulte que la science est un songe bien lié, qui laisse la réalité en dehors de ses prises. « Peut-être, dit Socrate, chacune des Idées n'est-elle qu'une pensée qui ne peut exister ailleurs que dans rame. » — « Comment, répond Parménide à l'objection conceptualiste , chaque pensée serait-elle une sans que ce fût la pensée de rien? — C'est impossible. — Ce serait donc la pensée de quelque chose? — Oui. — De quelque chose qui est, ou qui n'est pas? — De quelque chose qui est. » — Ainsi, selon Platon, toute pensée a nécessairement quelque objet, et un objet réel. A la pensée il faut nécessairement Y être. — « Si donc l'Idée est une pensée, n'est-ce pas la pensée d'une certaine chose une, que cette même pensée pense d'une multitude de choses, comme une forme qui leur est commune? Mais ce qui est pensé comme étant un, ne serait-ce pas précisément Vidée toujours une et identique à elle-même dans toutes choses? » En d'autres termes, la pensée suppose l'Idée, qui est son objet. Si nous