De A)iiiiia el ejus origine , lib. lU , caj). xxv
2. Epistola CXLll I, if«rce////io (412). « llxc aulcm verba (run caute a me posita j ut nulti de anirnx exorlu ({ualuor illannn opinioni raiionive prxscriberem , hi tanlum reprehendant , qui reprelieiidendam putaiit enmdem ipsam de re tam obscura cunctationem meam : contra quos /îok
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toutes les obscurités de la connaissance de l'âme, lorsqu'il y a dans la connaissance même du corps tant de détails qui lui échappent. Quoi ! si nous voulons savoir à quel moment la semence de l'homme se change en sang, à quel moment en chair solide, à quel moment se durcissentlesoSjà quel moment la moelle commence à s'y former, on nous reprochera peut-être notre témérité. Ne cherchez pas, dira-t-on, des choses qui vous dépassent; ne scrutez point des profondeurs où vous vous perdriez. Et s'il s'agit de l'origine de l'âme, il n'y aura rien là qui reste inaccessible à notre compréhension * ! Quand donc, conclut Augustin, on se pose ces questions et une foule d'autres semblables, qu'aucun sens n'est capable de pénétrer, et qui sont placées loin de notre expérience, et comme cachées dans les plus ;.ecrètes profondeurs de la nature, l'homme ne doit pas rougir d'avouer qu'il ignore ce qu'il ignore ^.
Ce loyal sentiment de notre invincible ignorance, cette virile circonspection, cette attache aux Ecritures, ce sont là d'ailleurs des motifs non point d'abandonner nos recherches sur l'âme, mais de les diriger prudemment. En effet, toutes les questions relatives à l'âme semblent doublement importantes à saint Augustin. Il nous est nécessaire de les examiner, afin d'éviter les
me defendo, quod recte faciam in ea re cunctari, cum omnino non duhitcm et immorlalem esse animmn, 7ion ita ut Deus , qui soUis habcl immortalitatem (I Tim. vi, 16), sed modo quo dam sui generis ; et eam esse creaturam , non substantiam Creatoris , et si quid aliud de nattnn ejus certissimum teneo. »