‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 147 sur 318 · Soliloqiiionnn lib. II, ciip. x · texte numérisé non relu

Soliloqiiionnn lib. II, ciip. x

•>, De CivHale Dci , lil.. Mil, c.ip. vi.

DE LA FIN DE l'a3IE. 229

est spirituelle, non corporelle.' » Ni l'intelligence, ni les sens ne peuvent nous suggérer aucune idée du corps auquel l'âme resterait unie, lorsqu'elle a quitté le corps. Ce qui a lieu durant le sommeil , où l'âme vit, en quelque manière, dégagée des organes du corps et sans se concevoir corporelle, est une image de ce que sera l'état de l'âme après la mort, a Comme lorsque l'âme passe de l'exercice du sens de la vue aux visions qui se produisent pendant le sommeil, elle n'entraîne aucun corps après soi; dans cette autre plus grande absence, qu'on appelle la mort, il n'y a aucun corps qui se détache de ce corps grossier et qu'elle emporte avec elle'-. » D'ailleurs, où va l'âme après la mort et en attendant la résurrection? «Elle est portée, selon ses mérites, soit vers une région spirituelle, soit vers des lieux de peines, lesquels ressemblent à des lieux corporels ^w

D'autres fois pourtant, Augustin ne parle point de ce lieu d'attente, et semble n'admettre d'autre distinction que celle du ciel et de l'enfer.

Quoi qu'il en soit, il tient que cette séparation de l'âme et du corps ne sera que momentanée. «Dans l'autre monde, l'âme sera tellement unie au corps, et le corps sera tel, que cette union ne pourra être dissoute

1. De Gencsi ad Liltcram , lib, XII, cap. xxxii. Cf. Epistola CLIX, Evodio (414).

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