‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 19 sur 318 · Cf. Confessiomim lib, VU , cap. ix · texte numérisé non relu

Cf. Confessiomim lib, VU , cap. ix

2. Rien assurément n'offrirait plus d'intérêt que la relation de quelquesuns des enlreliens d'Ambroise et d'Augustin. Mais où en trouver même des traces? Cf. M. de Rémusat, Abélard, t. I, p. 3G8. « SiAmbroise, évêque de Milan , bomme catholique , écrit Abélard dans sa Dialectique , avait été prémuni par la dialectique, Augustin, encore philosophe païen, encore ennemi du nom chrétien , ne l'aurait pas embarrassé au sujet de l'unité de Dieu , que ce pieux évêque confessait avec raison dans les trois personnes. » « C'est sous une forme grammaticale, ajoute M. de Rémusat parlant de l'objection d'Augustin , la règle mathématique si a = X , SX b ^=x , &ic = x,a-^b-^cT—Zx, dont les ennemis du

positions chrétiennes de ses premiers ans, et les liens du Manichéisme rompus sans retour, s'impose des chaînes à la fois plus honorables et plus sûres. Quoi qu'il en soit, son intelligence s'épurant dans le commerce des Platoniciens, y a pris le goût des choses divines.

De là, pour les Écritures, cet amour qui allait remplir son cœur. Les Épîtres de saint Paul, notamment, lui deviennent un objet de perpétuelle méditation. Il en explore, il en sonde, il en pénètre le sens ^ Retournant ensuite aux Platoniciens, il rapproche de quelques ouvrages de Platon ou de Plotin, les textes des Livres saints et de l'Apôtre, et croit apercevoir entre ces écrits une telle harmonie, un concours si manifeste, une confirmation si précise de la philosophie par la rehgion, que le doute ne lui est plus possible. Il voudrait par conséquent briser les entraves où il gémit. Mais ses passions le retiennent d'une étroite étreinte, et tandis que son intelligence le presse de ses clartés, sa volonté résiste par ses langueurs. D'héroïques exemples, une émulation généreuse, un saint transport amènent enfin cette crise suprême, oii, du fond de son âme ravie et troublée, s'échappe cet extatique aveu de toutes les conversions :

(.iJe vois ^ je sais, je crois ^ je suis désabusée'^! » Voilà donc Augustin fixé dans le Christ, et une seconde

christiatiisme se sont servis contre le dogme de la Trinité. Je n'ai pas su trouver dans saint Augustin l'anecdote que raconte \béiard. » Je n'ai pas été plus heureux que M. de Réunisat.

Page 1