‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 48 sur 318 · Dp Ordine, \\h. 11. cap. v · texte numérisé non relu

Dp Ordine, \\h. 11. cap. v

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ï" Quelle est la cause première de tous les êtres qui forment la nature?

2° Où est la source de la connaissance et de la vérité?

S"* En quoi consiste le souverain bien, fin dernière de la vie?

Saint Augustin attache même à cette division un intérêt particulier. Car il croit y découvrir comme une image de la Trinité, dont son subtil esprit s'ingénie à démêler en toutes choses la nécessaire empreinte \

Toutefois, à y regarder de près, ces trois problèmes n'en font qu'un; ou, du moins, se rapportent tous les trois à un seul et même objet qui est Dieu, a C'est en Dieu effectivement que la créature trouve son origine, sa forme et sa félicité. Sil'on demande quel estl'auteur de l'être de la Cité sainte, de la Cité d'en haut, c'est Dieu qui Ta créée-, pourquoi elle est sage, c'est que Dieu l'éclairé ; d'oi^i vient qu'elle est heureuse, c'est qu'elle jouit deDieu. Ainsi Dieu est le principe de son être, de sa lumière et de sa joie; elle est, elle voit, elle aime; elle est dans l'éternité de Dieu, elle brille dans sa vérité, elle jouit dans sa bonté ^. » Conséquemment, c'est à la connaissance de Dieu qu'Augustin ramène toute connaissance. La physique, à vrai dire, ne lui importe guère. Car il partage les dédains de sontenrips pour les recherches naturelles, et remarque, en ce sens, qu'il y a eu beaucoup de saints sans science et de savants sans sainteté. D'autre part,

1. Voyez ci-après, liv. 1, chap. m. III, De In Trinité. Cf. Defiviiate Dei, lib, YIII, cap. vi.

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