‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 64 sur 318 · Confessioniim lil). XI, cap. m · texte numérisé non relu

Confessioniim lil). XI, cap. m

4. Contra Academicos, lib. III. cai.. xmi De dirersis Qiicfst. LXXXlll , ipiiPsI. IX. Sofil. lib. II. cap. ii.

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par conséquent, qu'il y ait une vérité immuable, laquelle contienne toutes les vérités qui sont immuables? C'est de cette vérité que vous ne pouvez dire qu'elle soit vôtre ni qu'elle soit mienne, ni qu'elle appartienne à quelque homme que ce soit; car elle appartient à tous ceux qui aperçoivent les vérités immuables. C'est, d'une manière prodigieuse, une lumière à la fois secrète et publique, qui s'offre d'elle-même et se communique à tous ceux qui la cherchent. Comment, dès lors, attribuer en propre à quelqu'un ce qui est commun à tous ceux qui font usage de leur raison^?» « Yous êtes partout, ô vérité, vous régnez sur tous ceux qiri vous consultent, et vous répondez en même temps aux questions diverses de tous ceux qui vous interrogent. Vous leur répondez clairement ; mais tous n'entendent pas clairement. Tous vous consultent sur ce qu'ils veulent savoir; mais tous n'entendent pas toujours ce qu'ils veulent. Le meilleur de vos serviteurs est celui qui ne cherche pas à entendre de vous ce qu'il désire ; mais qui désire précisément ce qu'il a entendu de vous'^. »

Effectivement, ces idées supposent une intelUgence. Et si c'est dans son esprit que l'homme perçoit ces idées, ce n'est pas néanmoins l'esprit de l'homme qui peut en être le sujet. Car ces idées ne changent pas, à rencontre de l'esprit humain, qui, de sa nature, est changeant. Où trouver donc le sujet de ces idées? Où le trouver, sinon en Dieu?

a On dit que Platon est le premier qui se soit servi

1. De Libéra Arbilrio, lib. II, cap. xii. Cf. De Civitate Dri. lib. X, cap. II.

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