‹ La philosophie de SchopenhauerChapitre 26 sur 56 · Uehsr den Willen in der iV«fur, 3« édition, p · texte numérisé non relu

Uehsr den Willen in der iV«fur, 3« édition, p

reconnaît son propre individu, immédiatement, sans forme aucune, même celle de sujet et d'objet; car là. <ie qui connaît et ce qui est connu coïncident. Si donc noii^ ramenons la notion de force à celle de vouloir, nou^ ramenons Tinconnu à une chose beaucoup plus connue, à la seule chose immédiatement connue, ce qui éietnl beaucoup notre connaissance. Ramenons-nous au contraire, comme on Ta fait jusqu'ici, le concept de Volotit^ à celui de force, nous abandonnons Tunique connaî — sance immédiate que nous ayons du monde ; nous la laissons se perdre dans un concept abstrait tiré des phénomènes, et avec lequel nous ne pourrons jamais les dépasser*. »

Puisque la volonté est au cœur de nous-mêmes et de toute chose, il faut la placer au premier rang. Il lui est dû; quoique, depuis Anaxagore, Fintelligence r^iit usurpé. Dans le volume qui complète son grand ouvrage, Schopenhauer a écrit un chapitre intéressai il, sur • le Primat de la Volonté » * et sur rinférioritô d u principe pensant, considéré comme un simple « phénomène cérébral ». A rigoureusement parler, l'intcll)gence n'est même qu'un phénomène tertiaire. La première place appartient à la Volonté ; la seconde à l'organisme qui en est l'objectivation immédiate ; la troisième à la pensée qui est une « fonction du cerveau » et par conséquent de l'organisme. « On peut dire par conséquent : l'intelligence est le phénomène secondaire, l*oi^ganisme, le phénomène primaire ; la Volonté est mètii^ physique, Tlntelligence est physique ; l'Intelligence est l'apparence, la Volonté est la chose en soi ; et dans un

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