‹ La philosophie de SocrateChapitre 62 sur 73 · BIBLIOTHÈQUE SCIENTIFIQUE · texte numérisé non relu

BIBLIOTHÈQUE SCIENTIFIQUE

IN TERN ATIONALE

Le pr^'iuier besoin de la science coDtemporaiDe, — ou pour* rait mËnir dire d'une manière plus générale des sociétés modernes, - — i!*cst l'échange rnpide des Idées entre les su van U, les petucui'^, les classes éclairées de tous les pays. Hais ce besoin n'oblient eDcore aujourd'liu) qu'une sallstaction fort imparraile. Clifuiiie peuple a sa langue particulière, ses livres, ses revues, ses manières spéciales de raisoDoer et d'écrire, ses sujets de prédilection. Il lit Tort peu ce qui se publie an delà de ses bvutléres, et la grande masse des classes éclairées, surtout en France, manque de lu preuiiËre condition nécessaire pour cela, lu connaissance des langues étrangères. On traduit bien un certain nombre de livres anglais ou allemands ; mais il faut presque loujoura que l'auteur ait 'a l'étranger des aiui:; soucieui de répandre ses IraTaui, ou que l'ourrage présente un caractère pratique qui en fuit une bonne enlreprise de librairie. Les plus remarquables sont loin d'être toujours dans ce cas, et il en résulte que les idées neuves restent longtemps couQoées, au grand détriment des progrès de l'esprit humain, dans le pays qui les u vues naître. Le libre échange Industriel règne aujourd'hui presque partout ;le libre échange intellectuel n'a pas encore la même fortune, et cependant il ne peut rencontrer aucun adversaire ni inquiéter aucun préjugé.

Ces considérations avaient frappé depuis longtemps un certain nombre de saTanta anglais. .\u congrÈs de l'Association brilanniTM- 'i r^'iubmir-.-. i|.- in ■''■rcnt le plan d'une Bibliotkègii'- - ■ - ■ . ;. .r-,r-s;int il la foison

anglais, en li ■ ■ ■:.<-■■ en Angleteixe,

en France, aui Ltcits-Lnis, eu Allemagne, et réunissant des ouvrages écrits par les savants les plus distingués de tous les pays. En venant en France pour cbercber à réaliser cette id(!e, ils devaient naturellement »'«dres»r à ta Aevwe teientifique, qui marchait dans la même vole, et qui projetait au même moment. Entrés les désastres de la guerre, une entreprise semblable destinée ï étendre en qaelqne Mrieaon cadre et à faire connaître plus rapidement en France les livres et les idées des peuples voisins.

La BibiiothîqtK scimti/iqiie intematkmaie n'est donc pM une enlreprise de librairie ordinaire. C'est une ceuvre dirigée par les auteurs mêmes, en Tue des intérêts de ta science, pour la populariser sous toutes M> formes, et taire connaître Immédiatement dans le monde entier les Idées originales, les direcUons nouvelles, les découvertes importantes qui se font jour dans tous les pays. Chaque savant eipoiara iM idées qu'il a introduites dans U science et condensera ponr ainsi dire ses doctrines les pins orlEindes.

On pourra ainsi, sans quitter la France, assister et participer au mouvement des esprits en Angleterre, en Allentagne, en Amérique, en Italie, tout aussi bien que les «avants méiues de chacun de ces pays.

L» Bibliothèque idetitifique iulei-mitienalir ne comprendra point MQlemeat des ouvrage* 'onsucrËg aiti sciences phy-iiques et Daturellei; elle abordir.i i^iissi les sciences morales comme la pblloMpUe, rhlaten^', la politique et l'économie Bodale, la hante législatloQ, el''. ; mnis les livres trnltanl àes lojets de ce genre w rattacberont eocoro aux scienres naturelles, en leur empruntant 1^ métboiies d'ùbserration et d'e\pêrience qui les ont rendues ai Kcondeg ijopuis deui siècles. Cette collaeltM pMtlt lia fitil «n trancnit, eninglais, en allamand et en Rusm ; k Parla, dai Germer DuilliAre ; h Londret, cba Henry S, Kins et Ci*; k Rew-Tork, cliei Appletm; à Leipcif, ctiet Brockaw; et t Seialr-PéterAonrf . clicii Kur^nhenkl etColdsmith.

EH TEim ! Volwmt au-lomiéi mm lare.

I. TTnDlLL. iMa glaele— rt le» traimfiirnMtlanittlel'faii, avec

AgoTM. 1 ni. In-8. S fr.

HARET. lA MaiihlT aalMtNM, lofaniolion 1

UGEHOT. :

dam lenn rapporti ane lee priocipei île la (élection natucellc et de

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